Cour d'appel d'Orléans, Chambre sociale, 25 janvier 2024, 21/03085

Mots clés
Relations du travail et protection sociale • Relations individuelles de travail • Demande de résiliation ou de résolution judiciaire du contat de travail formée par un salarié • contrat

Synthèse

  • Juridiction : Cour d'appel d'Orléans
  • Numéro de pourvoi :
    21/03085
  • Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
  • Identifiant Judilibre :65b4aeba7ef77d000880b4c1
  • Président : M. Alexandre DAVID
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Résumé

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Texte intégral

C O U R D ' A P P E L D ' O R L É A N S CHAMBRE SOCIALE - A - Section 1 PRUD'HOMMES Exp +GROSSES le 25 JANVIER 2024 à la SCP LE METAYER ET ASSOCIES AD

ARRÊT

du : 25 JANVIER 2024 MINUTE N° : - 24 N° RG 21/03085 - N° Portalis DBVN-V-B7F-GPJG DÉCISION DE PREMIÈRE INSTANCE : CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE D'ORLEANS en date du 15 Novembre 2021 - Section : COMMERCE APPELANT : Monsieur [W] [N] né le 10 Juillet 1978 à [Localité 6] [Adresse 4] [Localité 7] représenté par Me Sonia PETIT de la SCP LE METAYER ET ASSOCIES, avocat au barreau D'ORLEANS ET INTIMÉS : Maître [D] [P] membre de la SAS SAULNIER [P], ès qualités de mandataire liquidateur de la SARL J & J GARAGE [Adresse 9] [Localité 6] non comparant Etablissement UNEDIC DELEGATION AGS CGEA [Adresse 2] [Localité 6] représentée par Me Eric GRASSIN de la SELARL AVOCAT LOIRE CONSEIL, avocat au barreau D'ORLEANS Madame [I] [B] [Adresse 1] [Localité 8] représentée par Me Sylvie MAZARDO de la SELARL SYLVIE MAZARDO, avocat au barreau D'ORLEANS Maître [U] [L] es qualité de notaire [Adresse 5] [Localité 10] représenté par Me Andréanne SACAZE de la SELARL ANDREANNE SACAZE, avocat au barreau D'ORLEANS S.A.R.L. GARAGE [F] La SARL GARAGE [F], immatriculée au RCS d'ORLÉANS sous le n° 493 911 119 dont le siège social est sis [Adresse 3] à [Localité 10], prise en la personne de son représentant légal [Adresse 3] [Localité 10] représentée par Me Marie-odile COTEL de la SELARL LEROY AVOCATS, avocat au barreau D'ORLEANS Ordonnance de clôture : 11 septembre 2023 Audience publique du 28 Septembre 2023 tenue par M. Alexandre DAVID, Président de chambre, et ce, en l'absence d'opposition des parties, assisté/e lors des débats de Mme Fanny ANDREJEWSKI-PICARD, Greffier. Après délibéré au cours duquel M. Alexandre DAVID, Président de chambre a rendu compte des débats à la Cour composée de : Monsieur Alexandre DAVID, président de chambre, président de la collégialité, Madame Florence CHOUVIN-GALLIARD, conseiller Monsieur Xavier AUGIRON, conseiller Puis le 25 janvier 2024, (délibéré initialement prévu le 28 Novembre 2023), Monsieur Alexandre DAVID, président de Chambre, assisté de Mme Fanny ANDREJEWSKI-PICARD, Greffier a rendu l'arrêt par mise à disposition au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile. FAITS ET PROCÉDURE Selon acte notarié reçu le 30 septembre 2019 par Maître [U] [L], la SARL Garage [F] a donné en location-gérance à la S.A.R.L. J & J Garage un fonds de commerce de réparation automobile, tôlerie, peinture, vente de véhicules d'occasion et pièces détachées situé à [Localité 10] (Loiret). M. [W] [N] a été engagé à compter du 7 octobre 2019 par la société J & J Garage en qualité de carrossier peintre, statut ouvrier, échelon 9, d'abord selon contrat de travail à durée déterminée puis, à compter du 1er février 2020, selon contrat de travail à durée indéterminée. La relation de travail était régie par la convention collective nationale du commerce et de la réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle et des activités connexes, ainsi que du contrôle technique automobile du 15 janvier 1981. En raison de difficultés économiques rencontrées par le locataire, selon acte notarié reçu le 12 octobre 2020 par Maître [U] [L], la SARL Garage [F] et la S.A.R.L. J & J Garage sont convenues de résilier le contrat de location gérance à compter du même jour. Par jugement du tribunal de commerce d'Orléans du 4 novembre 2020, la SARL J & J Garage a été placée en liquidation judiciaire, la S.A.S. Saulnier [P], prise en la personne de Maître [P], étant désignée en qualité de mandataire liquidateur. Par requête du 8 janvier 2021, M. [W] [N] a saisi le conseil de prud'hommes d'Orléans aux fins de voir reconnaître que son contrat de travail a été transféré à la SARL Garage [F] en application de l'article L. 1224-1 du code du travail, d'obtenir la résiliation judiciaire du contrat de travail le liant à cette société et la condamnation de celle-ci à lui verser diverses sommes. La SARL Garage [F] a sollicité sa mise hors de cause et demandé que la décision à intervenir soit rendue commune et opposable à Maître [U] [L], notaire rédacteur de l'acte de location gérance et de l'acte de résiliation et à Mme [I] [B], signataire de celui-ci, et qu'il soit enjoint à la liquidation judiciaire de la SARL J & J Garage de poursuivre la procédure de licenciement. L'UNEDIC délégation AGS CGEA d'[Localité 6] est intervenue volontairement à l'instance. Par jugement du 15 novembre 2021, auquel il est renvoyé pour un plus ample exposé du litige, le conseil de prud'hommes d'Orléans a : Débouté M. [N] de sa demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de la société Garage [F]. Donné acte au Centre de Gestion et d'Etude de I'AGS (CGEA d'[Localité 6]), unité déconcentrée de I'UNEDIC, Association gestionnaire de I'AGS, de son intervention, Déclaré le présent jugement opposable au Centre de Gestion et d'Etude de l'AGS (CGEA d'[Localité 6]), unité déconcentrée de I'UNEDIC, Association gestionnaire de I'AGS, pour toutes les demandes jusqu'au 12 octobre 2020, Dit que le Centre de Gestion et d'Etude de I'AGS (CGEA d'[Localité 6]), unité déconcentrée de I'UNEDIC, Association gestionnaire de I'AGS ne devra sa garantie que dans les limites et plafonds prévus par les textes, Dit que la rémunération mensuelle brute moyenne de M. [W] [N] sur les trois derniers mois de salaire est de 1 926,21 euros, Fixé la créance de M. [W] [N] à inscrire au passif de la liquidation judiciaire de la Société J&J Garage, représentée par la SAS Saulnier [P] et Associés, prise en la personne de Maître [D] [P], ès qualités de mandataire liquidateur, aux sommes suivantes : - 666,75 euros (six cent soixante six euros et soixante quinze centimes) à titre de rappel de congés payés acquis au 30 juin 2020, en deniers ou quittance, - 517,17 euros (cinq cent dix sept euros et dix sept centimes) pour les congés payés du 1er juillet au 24 septembre 2020, en deniers ou quittance, Dit n'y avoir lieu à exécution provisoire autre que celle prévue de droit, Dit que les sommes porteront intérêts au taux légal à compter de la saisine du Conseil de Prud'hommes et que les intérêts échus au moins pour une année entière produiront eux-mêmes des intérêts, Mis hors de cause le Centre de Gestion et d'Etude de l'AGS (CGEA d'[Localité 6]), unité déconcentrée de l'UNEDIC, Association gestionnaire de I'AGS, pour toutes les demandes postérieures au 12 octobre 2020, Débouté M. [W] [N] de I'ensemble de ses demandes consécutives à sa demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail et demandes subsidiaires, dirigées contre la société Garage [F], Débouté la Société Garage [F] de ses demandes reconventionnelles, Débouté la Société Garage [F] de sa demande au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, S'est déclaré incompétent au profit du tribunal judiciaire d'Orléans pour statuer sur les demandes formulées à rencontre de Maître [L] ; Débouté Maître [L] de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile, S'est déclaré incompétent quant aux demandes formulées à l'encontre de Madame [B] par la SARL Garage [F] et l'a invitée à mieux se pourvoir, Débouté Mme [B] de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile, Dit que les dépens seraient inscrits à la liquidation judiciaire. Le 2 décembre 2021, M. [W] [N] a relevé appel de cette décision.

PRÉTENTIONS ET MOYENS DES PARTIES

Vu les dernières conclusions remises au greffe le 29 juin 2022 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l'article 455 du Code de procédure civile et aux termes desquelles M. [W] [N] demande à la cour de : Déclarer recevable et bien-fondé M. [W] [N] en son appel. Infirmer la décision du Conseil de Prud'hommes d'Orléans en date du 15 novembre 2021 en ce qu'il a : - débouté M. [W] [N] de sa demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de la société Garage [F], - mis hors de cause le Centre de Gestion et d'Etude de l'AGS (CGEA d'[Localité 6]), unité déconcentrée de l'UNEDIC, Association gestionnaire de l'AGS, pour toutes les demandes postérieures au 12 octobre 2020, - débouté M. [W] [N] de l'ensemble de ses demandes consécutives à sa demande de résiliation judicaire de son contrat de travail et demandes subsidiaires, dirigée contre la société Garage [F], - dit que les dépens seront inscrits à la liquidation judiciaire. En conséquence, statuant à nouveau : Prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail liant M. [W] [N] à la société Garage [F] aux torts de cette dernière, à la date de la décision à intervenir Déclarer que la résiliation judiciaire du contrat de travail de M. [W] [N] produira les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse Condamner la Société Garage [F] à verser à M. [W] [N] les sommes suivantes : - 666,75 euros brut au titre des congés payés acquis au 30 juin 2020 ou subsidiairement fixer cette somme au passif de la liquidation judiciaire de la société J&J Garage tel que garanti par l'AGS, - 625,42 euros bruts au titre des congés payés afférents à la période du 1er juillet au 12 octobre 2020, ou subsidiairement fixer cette somme au passif de la liquidation judiciaire de la société J&J Garage tel que garanti par l'AGS, - 30073,74 euros bruts à titre de rappel de salaire pour la période du 13 octobre 2020 au 31 janvier 2022, outre la somme de 3.007,37 euros brut au titre des congés payés y afférents, somme à parfaire au jour de la décision à intervenir, - 1926,21 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre la somme de 192,62 euros bruts au titre des congés payés y afférents, - 1155,72 euros à titre d'indemnité légale de licenciement, à parfaire à la date de la décision à intervenir, - 9 630 euros nets à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ou, subsidiairement, 6.741,73 euros sur le fondement de l'article L1235-3 du Code du travail. Déclarer que les sommes mentionnées ci-dessus produiront intérêts au taux légal à compter de la date de saisine du Conseil, soit le 8 janvier 2021, avec capitalisation des intérêts, en application des articles 1231-6, 1231-7 et 1343-2 du Code civil. Ordonner à la société Garage [F], ou subsidiairement, à la S.A.S Saulnier-[P] et associés ès-qualités de mandataire liquidateur de la société J&J Garage, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, passé le délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, astreinte dont la Cour se réservera la liquidation, de remettre à M. [W] [N] : - des bulletins de salaire conformes à la décision à intervenir et aux droits acquis par la salariée, correspondant aux salaires échus depuis le 13 octobre 2020, au préavis et au solde de tout compte, - d'une attestation Pôle Emploi et d'un certificat de travail conformes à la décision à intervenir, Condamner la Société Garage [F] à verser à M. [W] [N] la somme de 1.000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. Déclarer la décision à intervenir opposable à l'AGS-CGEA. Débouter les intimés de toute demande, fin ou conclusion plus ample ou contraire. Condamner la société Garage [F] aux entiers dépens. Vu les dernières conclusions remises au greffe le 6 mai 2022 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l'article 455 du Code de procédure civile et aux termes desquelles la S.A.R.L. Garage [F] demande à la cour de : Déclarer l'appel interjeté par M. [W] [N] irrecevable et en tout cas mal fondé, Confirmer la décision entreprise en toutes ses dispositions, En tout cas, Rejeter toutes les demandes, fins et conclusions dirigées à l'encontre de la société Garage [F] autant irrecevables que mal fondées, Très infiniment subsidiairement, si la moindre condamnation venait à être prononcée à l'encontre de la société Garage [F] au profit de M. [W] [N], réduire alors au minimum les indemnités susceptibles de lui être allouées en fixant, le cas échéant la date de résiliation judiciaire du contrat, au 12 octobre 2020, Dans tous les cas, Déclarer l'arrêt à intervenir commun et opposable à Maître [L] et à Mme [B], Rejeter toutes les demandes, fins et conclusions plus amples ou contraires autant irrecevables que mal fondées, Condamner M. [W] [N] à payer à la société Garage [F] une indemnité de 3000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, Le condamner aux entiers dépens. Vu les dernières conclusions remises au greffe le 26 avril 2022 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l'article 455 du Code de procédure civile et aux termes desquelles Maître [U] [L] demande à la cour de : Confirmer le jugement du Conseil de Prud'hommes d'Orléans, section commerce, du 15 novembre 2021, en ce qu'il s'est déclaré incompétent au profit du tribunal judiciaire d'[Localité 6] quant aux demandes formulées à l'encontre de Mme [A] [C], notaire par la SARL Garage [F]. Déclarer en tout état de cause mal fondée la mise en cause de Mme [U] [A] [C], notaire et débouter la SARL Garage [F] de toutes ses demandes formées à son encontre. En toute hypothèse, Ramener les prétentions indemnitaires de M. [W] [N] à de plus justes proportions. Juger que la décision à intervenir sera opposable à l'AGS CGEA d'[Localité 6] ainsi qu'à la SAS Saulnier [P] & Associés, ès qualités de liquidateur de la SARL J&J Garage, prise en la personne de Maître [D] [P]. Débouter la SARL Garage [F] et M. [W] [N] de toutes demandes plus amples ou contraires. Condamner la SARL Garage [F] à payer à Mme [U] [L], notaire, une indemnité de procédure de 1.000 euros en application de l'article 700 du Code de procédure civile, ainsi qu'aux entiers dépens d'instance. Vu les dernières conclusions remises au greffe le 2 mai 2022 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l'article 455 du Code de procédure civile et aux termes desquelles Mme [I] [B] demande à la cour de : Confirmer le jugement rendu par le Conseil de prud'hommes d'Orléans le 15 novembre 2021 en ce qu'il s'est déclaré incompétent pour statuer sur les demandes formulées à l'encontre de Mme [B] [I], En tout état de cause, déclarer mal fondée la mise en cause de Mme [B] et débouter la SARL Garage [F] de toutes les demandes formulées à son encontre, La débouter notamment de sa demande tendant à ce que l'arrêt à intervenir soit déclaré commun et opposable à Mme [B], Infirmer le jugement rendu par le Conseil de prud'hommes d'Orléans le 15 novembre 2021 en ce qu'il a dit que l'article L. 1224-1 du Code du travail ne peut s'appliquer au transfert du contrat de travail de M. [N] et que ses demandes étaient irrecevables à l'encontre de la SARL Garage [F], Déclarer la décision à intervenir opposable à l'AGS CGEA d'[Localité 6], Condamner la SARL Garage [F] à verser à Mme [B] la somme de 2000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens. Vu les conclusions remises au greffe le 21 avril 2022 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l'article 455 du Code de procédure civile et aux termes desquelles l'Unedic Délégation AGS CGEA d'[Localité 6] demande à la cour de : A titre principal, Prononcer la recevabilité de l'appel interjeté par M. [W] [N], mais le déclarer mal fondé. Confirmer la décision entreprise. Prononcer l'irrecevabilité des demandes formulées à l'encontre de la liquidation judiciaire J&J Garage et tendant à garantir les condamnations prononcées. Le débouter de toutes ses demandes, fins et conclusions, postérieure à cette date pour être mal fondé. En tout état de cause, Prononcer l'incompétence du Conseil des Prud'hommes d'Orléans pour ce qui est de l'examen des questions tendant à la responsabilité de la procédure collective J&J Garage et de Maître [L], et en conséquence, renvoyer les demandeurs à se pourvoir. A titre subsidiaire, Statuer ce que de droit sur les demandes ainsi présentées. En tout état de cause : Statuer sur les prétentions étant rappelé que : ' le C.G.E.A. ne garantit pas le paiement : - des sommes réclamées à titre d'astreinte assortissant la délivrance de documents salariaux, - des dommages et intérêts pour préjudice moral et/ou financier, - des sommes réclamées sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, ' les intérêts ont été interrompus au jour d'ouverture de la procédure collective par application de l'article 621-48 du Code de commerce, ' l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L3253 et suivants du Code du travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles D3253-1 et suivants du Code du travail, ' l'obligation du C.G.E.A de faire l'avance de la somme à laquelle serait évalué le montant total des créances garanties, compte tenu du plafond applicable, ne pourra s'exécuter que sur présentation d'un relevé par le mandataire judiciaire en l'absence de fonds disponibles entre ses mains pour procéder à leur paiement, ' l'AGS se réserve le droit d'engager toute action en répétition de l'indu. Déclarer la décision à intervenir opposable au C.G.E.A. en sa qualité de gestionnaire de l'AGS dans les limites prévues aux articles L3253 et suivants du Code du travail et les plafonds prévus aux articles D3253-1 et suivants du Code du travail, Statuer ce que de droit quant aux dépens sans qu'ils puissent être mis à la charge du C.G.E.A. La SAS Saulnier - [P] et associés, prise en la personne de Maître [D] [P], mandataire liquidateur de S.A.R.L. J & J Garage, à laquelle la déclaration d'appel a été signifiée par acte d'huissier de justice du 10 février 2022, remis à domicile, n'a pas constitué avocat. L'ordonnance de clôture a été prononcée le 11 septembre 2023.

MOTIFS

En application de l'article 474 du code de procédure civile, la SAS Saulnier - [P] et associés n'ayant pas été citée à personne, le présent arrêt est rendu par défaut. Sur le transfert du contrat de travail à la SARL Garage [F] Aux termes de l'article L. 1224-1 du code du travail, lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise. La résiliation d'un contrat de location-gérance entraînant le retour du fonds loué au bailleur, le contrat de travail qui lui est attaché se poursuit avec ce dernier, lorsque le fonds n'est pas inexploitable au jour de sa restitution (Soc., 14 mars 2012, pourvoi n° 11-12.883). Selon acte notarié reçu le 30 septembre 2019 par Maître [U] [L], la SARL Garage [F] a donné en location-gérance à la S.A.R.L. J & J Garage un fonds de commerce de réparation automobile, tôlerie, peinture, vente de véhicules d'occasion et pièces détachées situé à [Localité 10] (Loiret). M. [W] [N] a été engagé à compter du 7 octobre 2019 par la S.A.R.L. J & J Garage en qualité de carrossier peintre. Il est stipulé à l'acte de location-gérance du 30 septembre 2019 : « en cas d'embauche de personnel par le locataire gérant, ce dernier s'engage à obtenir au préalable l'agrément écrit du loueur sous peine de tous dommages et intérêts, et même de résiliation des présentes. Il en ira de même pour toutes modifications des contrats de travail existants, licenciements, et avantages particuliers ». Il importe peu, pour la solution du litige prud'homal, que la S.A.R.L. J & J Garage ait ou non respecté cette obligation contractée à l'égard de la SARL Garage [F]. En effet, le contrat de travail est valablement formé par l'accord entre l'employeur et le salarié. Selon acte notarié reçu le 12 octobre 2020 par Maître [U] [L], la SARL Garage [F] et la S.A.R.L. J & J Garage sont convenues de résilier le contrat de location gérance à compter du même jour. La résiliation du contrat de location-gérance a entraîné le retour du fonds loué au bailleur, la SARL Garage [F]. Il convient cependant de relever que dans un courriel du 12 mai 2020, Mme [X] [K], co-associée avec son époux M. [F] [K] de la SARL Garage [F], écrit à Maître [U] [L] : « mon mari est reparti travailler avec eux [ les locataires ] en tant que salarié depuis le 16 mars [ 2020 ] afin de les aider à remonter mais pas vraiment de gros progrès ». Dans un courriel du 1er septembre 2020, M. et Mme [K] ont demandé au notaire que soient évoqués différents points pour la résiliation, parmi lesquels le licenciement des salariés, en précisant « nous ne pouvons les reprendre vu qu'ils ont effondré notre fonds de commerce, M. [K] reprendra tout seul dans un premier temps afin de ne pas s'alourdir de charges ». Il ressort de ces éléments que le fonds de commerce était exploitable et que la SARL Garage [F] a entendu en poursuivre l'exploitation sans reprendre les salariés engagés par la S.A.R.L. J & J Garage, dont M. [W] [N]. Il ressort de l'attestation de M. [G] [Y] que la SARL Garage [F] a repris l'activité précédemment exercée par la S.A.R.L. J & J Garage à compter du 13 octobre 2020. Selon courriel officiel du 17 décembre 2020, l'avocat de la SARL Garage [F] fait également état d'une reprise d'activité à compter du 13 octobre 2020, avec deux salariés repris, M. [G] [Y], carrossier peintre et M. [Z] [S], mécanicien. A cet égard, contrairement à ce que soutient la SARL Garage [F], il ne saurait être déduit du placement en liquidation judiciaire de la S.A.R.L. J & J Garage le 4 novembre 2020, la date de cessation de paiement étant fixée au 1er juin 2020, que le fonds était en ruine. Certes, selon l'acte de résiliation de location gérance reçu le 12 octobre 2020 par Maître [U] [L], la S.A.R.L. J & J Garage indique avoir engagé une procédure de licenciement économique à l'encontre de cinq salariés recrutés sans l'accord exprès du loueur, dont M. [W] [N], et déclare que ces salariés ne font plus partie du personnel du garage depuis le 24 septembre 2020. Cependant, il ne résulte d'aucun élément du dossier que la procédure de licenciement pour motif économique ait réellement été engagée et que la S.A.R.L. J & J Garage ait notifié à M. [W] [N] son licenciement. Il y a donc lieu de considérer que le salarié faisait partie du personnel de la S.A.R.L. J & J Garage lors de la résiliation du contrat de location gérance et, par conséquent, qu'en application de l'article L. 1224-1 du code du travail, le contrat de travail a été transféré à la SARL Garage [F]. Sur les demandes au titre des congés payés acquis au 30 juin 2020 et du rappel de salaire pour la période du 1er juillet au 12 octobre 2020 Dans sa déclaration d'appel du 2 décembre 2021, M. [W] [N] ne critique pas les chefs de dispositif du jugement du conseil de prud'hommes fixant sa créance au passif de la liquidation judiciaire de la SARL J & J Garage aux sommes suivantes : - 666,75 euros à titre de rappel de congés payés acquis au 30 juin 2020, en deniers ou quittance, - 517,17 euros pour les congés payés du 1er juillet au 24 septembre 2020, en deniers ou quittance. Aucune des parties intimées n'a formé appel incident sur ces chefs de dispositif qui ne sont donc pas déférés à la cour. Dans ces conditions, en l'absence de remise en cause des dispositions du jugement fixant ces créances au passif de la procédure collective de la SARL Garage [F], il y a lieu de débouter M. [W] [N] de ses demandes tendant à ce que celles-ci soient mises à la charge de la SARL Garage [F] et qu'une condamnation soit prononcée à l'encontre de cette société. Sur la demande de rappel de salaire au titre de la période postérieure au 12 octobre 2020 L'employeur est tenu de fournir un travail et de payer sa rémunération au salarié qui se tient à sa disposition (Soc., 23 octobre 2013, pourvoi n° 12-14.237, Bull. 2013, V, n° 248 et Soc., 21 septembre 2022, pourvoi n° 20-17.627, publié). Ainsi qu'il a été précédemment exposé, il a été stipulé dans l'acte de résiliation de location gérance du 12 octobre 2020 que les cinq salariés recrutés sans l'accord exprès de la SARL Garage [F], dont M. [W] [N], ne faisaient plus partie du personnel du garage depuis le 24 septembre 2020. Par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du 7 décembre 2020, l'avocat de M. [W] [N] a rappelé à la SARL Garage [F] les conditions d'application de l'article L. 1224-1 du code du travail et demandé à l'employeur de lui faire connaître ses intentions sur la poursuite du contrat de travail. Dans sa réponse du 17 décembre 2020, l'avocat de la SARL Garage [F] a fait valoir en substance que la S.A.R.L. J & J Garage était le seul employeur de M. [W] [N] et invité ce dernier à se tourner vers cette société. Par conséquent, l'employeur ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, d'avoir rempli son obligation de fournir un travail à M. [W] [N]. Il n'est pas établi par les pièces versées aux débats que M. [W] [N] aurait, après le 12 octobre 2020, poursuivi son activité au profit de la S.A.R.L. J & J Garage, étant précisé que cette société a été considérée comme étant en état de cessation de paiement depuis le 1er juin 2020. Les SMS produits par la SARL Garage [F] ne suffisent pas à démontrer que M. [W] [N] aurait refusé d'exécuter un travail pour le compte de cette société. L'employeur ne rapporte donc pas la preuve que le salarié a refusé d'exécuter son travail ou de se tenir à sa disposition, étant précisé à cet égard que l'écrit du 7 décembre 2020 manifeste la volonté de l'intéressé d'accomplir une prestation de travail au profit de la SARL Garage [F]. Par conséquent, il y a lieu de dire que la SARL Garage [F] est tenue au paiement des salaires de M. [W] [N] à compter du 13 octobre 2020. Sur la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail Bien que M. [W] [N], par la lettre adressée par son avocat le 7 décembre 2020, ait manifesté sa volonté de poursuivre le contrat de travail, la SARL Garage [F] a manqué à ses obligations de fourniture du travail et de paiement du salaire convenu. Ces manquements de l'employeur sont de nature à empêcher la poursuite du contrat de travail. Il y a donc lieu de prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la SARL Garage [F]. L'employeur qui dispose du droit de résilier unilatéralement un contrat de travail à durée indéterminée par la voie du licenciement, en respectant les garanties légales, n'est pas recevable, hors les cas où la loi en dispose autrement, à demander la résiliation judiciaire du contrat de travail. L'exercice, par lui, d'une telle action s'analyse en une manifestation de sa volonté de rompre le contrat de travail valant licenciement (Soc., 5 juillet 2005, pourvoi n° 03-45.058, Bull. 2005, V, n° 232). Dans ses conclusions signifiées le 25 mai 2021, la SARL Garage [F] a formé une demande de résiliation judiciaire du contrat de travail. Il y a lieu de retenir que la rupture est intervenue à cette date. Il y a donc lieu de fixer au 25 mai 2021 la date d'effet de la résiliation judiciaire du contrat de travail. En conséquence, il y a lieu de condamner la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] la somme de 14'323,77 euros brut à titre de rappel de salaire pour la période du 13 octobre 2020 au 25 mai 2021, outre 1 432,38 euros brut au titre des congés payés afférents. Sur les demandes pécuniaires au titre de la rupture En application de la convention collective nationale du commerce et de la réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle et des activités connexes, ainsi que du contrôle technique automobile du 15 janvier 1981, la durée du préavis est de 1 mois. Il y a lieu de fixer l'indemnité compensatrice de préavis en considération de la rémunération qui aurait été perçue par le salarié s'il avait travaillé durant cette période. Il y a lieu de condamner la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] la somme de 1 926,21 euros brut à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre 192,62 euros brut au titre des congés payés afférents. En application des articles L. 1234-9 et R. 1234-1 et suivants du code du travail, il y a lieu de fixer à 802,50 euros net le montant de l'indemnité de licenciement et de condamner la SARL Garage [F] au paiement de cette somme. Les dispositions des articles L. 1235-3 et L. 1235-3-1 du code du travail, qui octroient au salarié, en cas de licenciement injustifié, une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre des montants minimaux et maximaux variant en fonction du montant du salaire mensuel et de l'ancienneté du salarié et qui prévoient que, dans les cas de licenciements nuls, le barème ainsi institué n'est pas applicable, permettent raisonnablement l'indemnisation de la perte injustifiée de l'emploi. Le caractère dissuasif des sommes mises à la charge de l'employeur est également assuré par l'application, d'office par le juge, des dispositions de l'article L. 1235-4 du code du travail. M. [W] [N] a acquis une ancienneté d'une année complète au moment de la rupture dans la société employant habituellement moins de onze salariés. Le montant de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est compris entre 0,5 et 2 mois de salaire brut. Les dispositions des articles L. 1235-3, L. 1235-3-1 et L. 1235-4 du code du travail sont ainsi de nature à permettre le versement d'une indemnité adéquate ou une réparation considérée comme appropriée au sens de l'article 10 de la Convention n° 158 de l'OIT (Soc., 11 mai 2022, pourvoi n° 21-14.490, FP-B+R). Compte tenu notamment des circonstances de la rupture, du montant de la rémunération versée au salarié, de son âge, de son ancienneté, de sa capacité à retrouver un nouvel emploi eu égard à sa formation et à son expérience professionnelle et des conséquences du licenciement à son égard, tels qu'elles résultent des pièces et des explications fournies, il y a lieu de condamner la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] la somme de 2 000 euros brut à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Sur les demandes dirigées contre Maître [U] [L] et Mme [I] [B] Aucune des parties ne sollicite l'infirmation des chefs de jugement par lesquels le conseil de prud'hommes s'est déclaré incompétent pour statuer sur les demandes formulées à rencontre de Maître [L], notaire et Mme [I] [B]. Il y a lieu de constater que Maître [L] et Mme [I] [B] ont été parties intimées à la présente instance et que, dans cette mesure, le présent arrêt leur est opposable. Sur les intérêts moratoires Les créances ayant un caractère salarial porteront intérêts au taux légal à compter du 9 février 2021, date de réception par la SARL Garage [F] de la convocation à comparaître devant le bureau de jugement, s'agissant des créances antérieures à cette date et à compter du 25 mai 2021 pour le surplus. Les condamnations relatives à une rupture du contrat de travail qui n'avait pas été prononcée lorsque la juridiction prud'homale a été saisie porteront intérêts au taux légal à compter de la présente décision. Il y a lieu d'ordonner la capitalisation des intérêts dans les conditions de l'article 1343-2 du Code civil. Sur la demande de remise des documents de rupture Il y a lieu d'ordonner à la SARL Garage [F] de remettre à M. [W] [N] un ou plusieurs bulletins de paie, un certificat de travail et une attestation Pôle emploi conformes aux dispositions du présent arrêt, et ce dans un délai d'un mois à compter de sa signification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette mesure d'une astreinte. En l'absence de disposition qui justifierait la remise d'un solde de tout compte, il y a lieu de débouter le salarié de cette demande. Sur l'intervention de l'AGS Le présent arrêt sera déclaré opposable à l'Association pour la Gestion du Régime de Garantie des Créances des Salariés intervenant par l'UNEDIC - CGEA d'[Localité 6], laquelle ne sera tenue à garantir les sommes allouées à M. [W] [N] que pour autant qu'elles portent sur des créances à l'encontre de la S.A.R.L. J & J Garage au titre de la période antérieure au 12 octobre 2020, et dans les limites et plafonds définis aux articles L. 3253-8 à L. 3253-17, D. 3253-2 et D. 3253-5 du code du travail. Sur l'article 700 du code de procédure civile et les dépens Il y a lieu de confirmer le jugement déféré en ses dispositions relatives aux dépens et aux frais irrépétibles. Il y a lieu de condamner la SARL Garage [F] aux dépens de l'instance d'appel. Il y a lieu de condamner la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] la somme de 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et de rejeter les autres demandes sur ce fondement.

PAR CES MOTIFS

La cour, statuant publiquement par arrêt rendu par défaut, en dernier ressort et par mise à disposition au greffe : Infirme le jugement rendu le 16 novembre 2021, entre les parties, par le conseil de prud'hommes d'Orléans mais seulement en ce qu'il a débouté M. [W] [N] de sa demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de la SARL Garage [F] et débouté M. [W] [N] de l'ensemble de ses demandes consécutives à sa demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail et de sa demande de rappel de salaire pour la période postérieure au 13 octobre 2020 ; Statuant à nouveau des chefs infirmés et y ajoutant : Dit que le contrat de travail de M. [W] [N] a été transféré à la SARL Garage [F] à compter du 12 octobre 2020 ; Prononce la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la SARL Garage [F], avec effet au 25 mai 2021 ; Condamne la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] les sommes suivantes, avec intérêts au taux légal à compter du 9 février 2021 pour les créances salariales dues antérieurement à cette date et du 25 mai 2021 pour le surplus : - 14'323,77 euros brut à titre de rappel de salaire pour la période du 13 octobre 2020 au 25 mai 2021 ; - 1 432,38 euros brut au titre des congés payés afférents ; Condamne la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] les sommes suivantes, avec intérêts au taux légal à compter du prononcé de la présente décision : - 1 926,21 euros brut à titre d'indemnité compensatrice de préavis ; - 192,62 euros brut au titre des congés payés afférents ; - 802,50 euros net à titre d'indemnité de licenciement ; - 2 000 euros brut à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; Ordonne la capitalisation des intérêts dans les conditions de l'article 1343-2 du Code civil ; Déboute M. [W] [N] de ses demandes de condamnation de la SARL Garage [F] à une indemnité afférente aux congés payés acquis au 30 juin 2020 et à une indemnité de congés payés afférente au rappel de salaire au titre de la période du 1er juillet au 12 octobre 2020 ; Ordonne à la SARL Garage [F] de remettre à M. [W] [N] un ou plusieurs bulletins de paie, un certificat de travail et une attestation Pôle emploi conformes aux dispositions du présent arrêt, et ce dans un délai d'un mois à compter de sa signification, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette mesure d'une astreinte ; Déclare le présent arrêt opposable à l'Association pour la Gestion du Régime de Garantie des Créances des Salariés intervenant par l'UNEDIC - CGEA d'[Localité 6], laquelle ne sera tenue à garantir les sommes allouées à M. [W] [N] que pour autant qu'elles portent sur des créances à l'encontre de la S.A.R.L. J & J Garage au titre de la période antérieure au 12 octobre 2020, et dans les limites et plafonds définis aux articles L. 3253-8 à L. 3253-17, D. 3253-2 et D. 3253-5 du code du travail; Condamne la SARL Garage [F] à payer à M. [W] [N] la somme de 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et rejette les autres demandes formées sur ce fondement ; Condamne la SARL Garage [F] aux dépens de l'instance d'appel. Et le présent arrêt a été signé par le président de chambre et par le greffier Fanny ANDREJEWSKI-PICARD Alexandre DAVID
Note...

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