Cour de cassation, Chambre sociale, 22 novembre 2006, 05-41.424

Mots clés
VRP • contrat • société • statut • restructuration

Chronologie de l'affaire

Cour de cassation
22 novembre 2006
Cour d'appel d'Agen (chambre sociale)
18 janvier 2005

Synthèse

  • Juridiction : Cour de cassation
  • Numéro de pourvoi :
    05-41.424
  • Dispositif : Cassation
  • Publication : Inédit au recueil Lebon - Inédit au bulletin
  • Décision précédente :Cour d'appel d'Agen (chambre sociale), 18 janvier 2005
  • Identifiant Légifrance :JURITEXT000007516164
  • Identifiant Judilibre :613724dbcd58014677418ea9
  • Président : M. CHAUVIRE conseiller
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Résumé

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Texte intégral

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Attendu que M. X..., engagé comme VRP, le 2 janvier 1989 avec le statut de VRP, par la société Méridionale de lubrifiants, aux droits de laquelle vient la société Uni Opal Atlantique, a été licencié pour cause économique par lettre du 5 avril 2001 après avoir refusé la modification du mode de calcul de sa rémunération proposée par lettre du 18 décembre 2000 ; que le salarié a saisi la juridiction prud'homale d'une demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et de complément d'indemnité de non-concurrence ;

Sur le premier moyen

:

Vu

les articles L. 321-1 et L. 122-14-2 du code du travail ;

Attendu que pour condamner l'employeur au paiement d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'arrêt retient

que la réorganisation ne peut intervenir que si la compétitivité de l'entreprise est menacée, ce qui n'est pas le cas en l'espèce ;

Qu'en statuant ainsi

, alors que des difficultés économiques de l'entreprise ou du secteur d'activité du groupe auquel elle appartient constituent un motif économique de licenciement et que la lettre de licenciement faisait état d'une restructuration des conditions de rémunérations des VRP en raison de résultats déficitaires, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

Et sur le second moyen

:

Vu

les articles L. 751-1 et L. 751-2 du code du travail ;

Attendu que pour condamner la société au paiement d'une somme à titre d'indemnité compensatrice de non-concurrence, l'arrêt retient

que le contrat signé le 1er octobre 1996, lors de la reprise du contrat de travail indique que ce contrat est régi par la convention collective des industries chimiques ; que cette mention traduit de manière claire la volonté de l'employeur de faire bénéficier le salarié des dispositions plus favorables que celles du statut de VRP, contenues dans cette convention ;

Qu'en statuant ainsi

, alors que la cour d'appel n'avait pas constaté l'existence de dispositions particulières de la convention collective nationale des industries chimiques relatives aux VRP et que les stipulations du contrat de travail ne sauraient faire échec à l'application des dispositions des articles L. 751-1 et suivants du code du travail qui sont d'ordre public, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS

: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 janvier 2005, entre les parties, par la cour d'appel d'Agen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette la demande ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux novembre deux mille six.