Cour de cassation, Chambre sociale, 4 avril 2001, 00-60.097

Mots clés
société • siège • syndicat • énergie • pourvoi • référendaire • statut • transfert • rapport • service

Chronologie de l'affaire

Cour de cassation
4 avril 2001
Tribunal d'instance de Clermont-Ferrand (élections professionnelles)
22 février 2000

Synthèse

  • Juridiction : Cour de cassation
  • Numéro de pourvoi :
    00-60.097
  • Dispositif : Rejet
  • Publication : Inédit au bulletin - Inédit au recueil Lebon
  • Nature : Arrêt
  • Décision précédente :Tribunal d'instance de Clermont-Ferrand (élections professionnelles), 22 février 2000
  • Identifiant Légifrance :JURITEXT000007418924
  • Identifiant Judilibre :6137239fcd5801467740c30d
  • Président : M. BOUBLI conseiller
  • Avocat général : Mme Barrairon
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Résumé

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Texte intégral

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Sur le pourvoi formé par : 1 / le syndicat CGT-Michelin, dont le siège est ..., 2 / le Syndicat interdépartemental chimie énergie CFDT, dont le siège est ... 3 / la Fédération unifiée de la chimie CFDT, dont le siège est ..., en cassation d'un jugement rendu le 22 février 2000 par le tribunal d'instance de Clermont-Ferrand (élections professionnelles), au profit : 1 / de la Manufacture française des pneumatiques Michelin, dont le siège est ..., 2 / de la société Michelin de transformation des Gravanches (SMTG), dont le siège est ..., 3 / de la société Michelin de fabrication (SMF), société anonyme, dont le siège est ..., 4 / de la société Sodemim, société anonyme, dont le siège est ..., 5 / de la Société d'études et d'applications Michelin (SEAM), dont le siège est La Garenne, Route d'Ennezat, 63720 Chappes, 6 / de la Société européenne de pneumatiques (SEP), société anonyme, dont le siège est ..., 7 / de la société SODG, dont le siège est ..., 8 / de la société SODL, société anonyme, dont le siège est ..., 9 / de la fédération CFTC de la chimie, dont le siège est ..., 10 / de la fédération CGC de la chimie, dont le siège est ..., 11 / de la société Pneumatiques Kléber, dont le siège est ZI de la Croix de Metz, BP. 7, 54202 Toul, 12 / de M. Bernard de B..., (délégué CFTC), demeurant ..., 13 / de M. Patrice Z..., (délégué FO) demeurant ..., 14 / de M. Patrice Y..., (délégué CGC) demeurant ..., 15 / du Comité central d'entreprise de la société Pneumatiques Kléber, dont le siège est Bâtiment A Dumas E/B n 12, 54200 Toul, 16 / du Comité d'établissement de l'Ets. CT Toul de la société Pneumatiques Kléber, dont le siège est ..., 17 / du Comité d'établissement de l'Ets. Usine de Toul de la société pneumatiques Kléber, dont le siège est ..., 18 / du Comité d'établissement de l'Ets. de Troyes de la société pneumatiques Kléber, dont le siège est ..., 19 / de la fédération Force Ouvrière chimie, dont le siège est ..., 20 / de la fédération CFTC de la chimie, dont le siège est ..., 21 / de M. Daniel X..., (délégué CFDT) demeurant 6, Haut des Corvées, 10260 Vaudes, 22 / de M. Bernard A..., (délégué CGT) demeurant ..., 23 /de la Fédération nationale des travailleurs de la chimie CGT, dont le siège est ..., défendeurs à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 14 février 2001, où étaient présents : M. Boubli, conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président, Mme Andrich, conseiller référendaire rapporteur, M. Bouret, conseiller, Mme Barrairon, avocat général, Mme Marcadeux, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Andrich, conseiller référendaire, les observations de SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin, avocat du syndicat CGT Michelin, du Syndicat Interdépartemental chimie énergie CFDT, de la Fédération Unifiée de la Chimie CFDT, de SCP Célice, Blancpain et Soltner, avocat de la société Manufacture française des pneumatiques Michelin et des sociétés SMTG, SMF, SODENIM, SEAM et SEP, les conclusions de Mme Barrairon, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen

unique : Attendu que les syndicats CGT-Michelin, Interdépartemental Chimie Energie CFDT, la fédération unifiée de la Chimie CFDT, font grief au jugement attaqué (tribunal d'instance de Clermont-Ferrand, 22 février 2000) de les avoir déboutés de leur demande tendant à voir intégrer les sociétés SODL et SODG, dans l'unité économique et sociale reconnue par jugement du 1er juin 1995, comme existant entre la société Manufacture française des pneumatiques Michelin, la société Michelin de transformation de Gravanches, la société Michelin de fabrication, la Société d'études et d'application Michelin, la Société Sodenim et la Société européenne de pneumatiques, alors, selon le moyen, que 1 ) l'unité sociale est caractérisée par l'existence d'une communauté de travailleurs liés par des intérêts communs, indépendamment des différences pouvant exister entre les personnels; que le tribunal d'instance qui a relevé, concernant la société SODG, qu'elle était placée dans le champ d'application de la Convention collective nationale du caoutchouc et que vingt-deux de ses salariés provenaient d'une société de l'unité économique et sociale et, concernant la société SODL, qu'un transfert de personnel était intervenu en application de l'article L. 122-12 du Code du travail mais qui a estimé, par des motifs inopérants, que l'unité sociale n'était pas caractérisée, sans rechercher si, indépendamment des différences pouvant exister entre les personnels, il n'existait pas une communauté de travailleurs liés par des intérêts communs, a entaché sa décision d'un défaut de base légale au regard des articles L. 431-1 et L. 412-11 du Code du travail ; 2 ) les syndicats avaient notamment souligné dans leurs écritures, concernant la société SODG, que tous les salariés embauchés au sein de cette entreprise suivaient préalablement un stage au service Autocars de Provence qui est le centre de formation de la manufacture, et, concernant les sociétés SODL et SODG, que les activités correspondaient à un démembrement partiel des activités anciennement dévolues à la Manufacture française des pneumatiques Michelin et que la création de ces filiales était une fiction juridique destinée à exclure les activités et les salariés concernés des institutions représentatives du personnel existantes ; qu'en laissant ses écritures sans réponse, le tribunal d'instance a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;

Mais attendu

que le tribunal d'instance qui a constaté que, tant au sein de la société SODL qu'au sein de la société SODG, le statut du personnel, les conditions de travail, le statut collectif, le système mutualiste, les modalités de rémunération étaient différentes et se distinguaient de ceux applicables aux salariés de l'unité économique et sociale, a pu décider qu'il n'existait pas d'unité sociale entre ces deux sociétés et celles constituant l'unité économique et sociale ; Et attendu que le tribunal d'instance a répondu aux conclusions, en constatant que le transfert vers la société SODL de salariés de l'unité économique et sociale avait eu lieu en application de l'article L. 122-12 du Code du travail ; Que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS

: REJETTE le pourvoi ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande du syndicat CGT Michelin, du Syndicat interdépartemental chimie énergie CFDT et de la Fédération unifiée de la chimie CFDT ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatre avril deux mille un.