Tribunal de commerce d'Angoulême, Audience en Chambre du Conseil des Procédures collectives, 11 juin 2026, 2025008544
Mots clés
redressement • remboursement • règlement • remise • renonciation • rapport • réduction • banque • chèque • contrat • privilèges • publicité • subrogation • privilège • rejet
Chronologie de l'affaire
Tribunal de commerce d'Angoulême
11 juin 2026
Tribunal de commerce d'Angoulême
3 juillet 2025
Synthèse
- Juridiction : Tribunal de commerce d'Angoulême
- Numéro de pourvoi :2025008544
- Référence abrégée : T. com. Angoulême, NaNe ch., 11 juin 2026, n° 2025008544
- Décision précédente :Tribunal de commerce d'Angoulême, 3 juillet 2025
- Identifiant Judilibre :6a31fa33cdc6046d478e9aa9
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Chronologie de l'affaire
Tribunal de commerce d'Angoulême
11 juin 2026
Tribunal de commerce d'Angoulême
3 juillet 2025
Résumé
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Parties demanderesses
Personne physique anonymisée
Partie défenderesse
EKIP'
défendu(e) par Cabinet EKIP'
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Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Rôle n° 2025 008544 PROCEDURE : 2025/160
TRIBUNAL DE COMMERCE D'ANGOULÊME
JUGEMENT DU 11/06/2026 ARRETANT [Localité 1] DE REDRESSEMENT DE SARL LA VOILE BLEUE
Entre :
SARL LA VOILE BLEUE Mirande - Chez M.[E] - [Localité 2] RCS [Localité 3] 845 128 107
M. [E] [A], [D], représentant légal comparant en personne
et : SELARL EKIP', en la personne de Me Romain RABUSSEAU [Adresse 1] Comparant en personne
En présence du Ministère Public
Représenté par Orianne HOUNKPATIN-AMOUSSA, substitut du Procureur
COMPOSITION DU TRIBUNAL Lors des débats en Chambre du Conseil du : 11/06/2026
PRESIDENT
: Christophe GATIGNOL JUGES : Valéran HIEL et Michel BERNARDIN Assisté, lors des débats, par Magali PIERRAT, Greffier
Par jugement en date du 03/07/2025, le Tribunal de céans a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'encontre de la SARL LA VOILE BLEUE.
Dès l'ouverture des débats, il a été procédé à la lecture du rapport du juge commissaire, sur lequel débiteur et organe(s) de la procédure présent(s) ont été amenés à procéder à leurs observations.
La SARL LA VOILE BLEUE a comparu à l'audience et a présenté ses observations.
La SARL LA VOILE BLEUE a élaboré un projet de plan qui prévoit la continuation de l'entreprise.
Conformément aux dispositions de l'Article L.626-5 du Code de Commerce, les propositions pour le règlement des dettes ont été communiquées à la SELARL EKIP', en la personne de Me [T] [Y], Mandataire Judiciaire, qui les a soumises aux divers créanciers; ces propositions comportent le remboursement des créanciers de la manière suivante :
La consolidation des contrats de prêts CRCAM CHARENTE PERIGORD [Localité 4] MLT PRO n°10000435477 ; PGE 10000568191 ; MLT PRO n°10000500932 sur la durée du plan ci-dessous détaillé avec la remise des intérêts courus depuis le jugement d'ouverture du redressement judiciaire, nonobstant les dispositions de l'article L622-28 du Code de Commerce ; la réduction à 2% l'an payable à chaque date anniversaire du jugement, sauf à ce que le taux contractuel soit inférieur, pour le taux d'intérêt appliqué aux créances des créanciers bénéficiant des dispositions de l'article L622-28 du Code de Commerce ; La renonciation de la poursuite des coobligés personnes physiques, dans la mesure où le plan de redressement serait parfaitement exécuté ;
Le remboursement de 100% du passif admis sur 10 ans avec la progressivité suivante :
1ère échéance : 1%
* 2è échéance : 3%
* 3è échéance : 5%
De la 4è à la 9e échéance : 10%
* 10è échéance : 31%
La SELARL EKIP', en la personne de Me [T] [Y], en qualité de mandataire judiciaire expose, qu'après avoir consulté l'ensemble des créanciers, la majorité des créanciers en nombre et en somme a accepté le projet de plan de continuation de la SARL LA VOILE BLEUE.
Le Ministère public requiert l'adoption du plan de redressement présenté.
Attendu qu'il apparaît des informations recueillies que les capacités financières de l'entreprise permettent de tenir ses engagements selon les modalités du plan de continuation ci-dessus exposé.
Qu'en conséquence, le tribunal constate l'existence de possibilités sérieuses de redressement et d'apurement de la SARL LA VOILE BLEUE;
Il y a donc lieu d'arrêter le plan de redressement en imposant des délais uniformes de paiement aux créanciers ayant refusé les propositions de remboursement prévues dans le projet de plan dressé et de statuer en ces termes.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant par jugement contradictoire et en premier ressort Vu le rapport du Juge Commissaire, Le Ministère Public entendu en ses réquisitions Vu l'article L.631-19 et le chapitre VI du titre II du livre VI du Code de Commerce, Arrête le plan de redressement présenté par la SARL LA VOILE BLEUE - Mirande - Chez M.[E] - [Localité 2] selon les modalités suivantes : * règlement sans délai des frais de justice, au besoin par prélèvement sur les premiers fonds encaissés par le commissaire à l'exécution du plan; * règlement dès l'homologation du plan des créances inférieures à 500 euros * consolidation des contrats de prêts CRCAM CHARENTE PERIGORD [Localité 4] MLT PRO n°10000435477 ; PGE 10000568191 ; MLT PRO n°10000500932 sur la durée du plan ci-dessous détaillé avec la remise des intérêts courus depuis le jugement d'ouverture du redressement judiciaire, nonobstant les dispositions de l'article L622-28 du Code de Commerce ; la réduction à 2% l'an payable à chaque date anniversaire du jugement, sauf à ce que le taux contractuel soit inférieur, pour le taux d'intérêt appliqué aux créances des créanciers bénéficiant des dispositions de l'article L622-28 du Code de Commerce ; La renonciation de la poursuite des coobligés personnes physiques, dans la mesure où le plan de redressement serait parfaitement exécuté ; * remboursement de 100% du passif admis sur 10 ans avec la progressivité suivante : […] Donne acte aux créanciers des délais et remises acceptés expressément ou tacitement par eux dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas de l'Article L.626-18 du Code de Commerce. Impose aux autres créanciers ayant refusé expressément le projet de plan un délai de 10 ans correspondant au projet de plan. Dit que les créances garanties par le privilège établi aux articles L.3253-2, L.3253-3, L.3253-4, L.742.6 et L.7313-8 du Code du Travail ainsi que les créances résultant d'un contrat de travail garanties par les privilèges prévus au 4° de l'Article 2101 et au 2° de l'Article 2104 du Code Civil lorsque le montant de celles-ci n'a pas été avancé par les institutions mentionnées à l'Article L.3253-14 du Code de Travail ou n'a pas fait l'objet d'une subrogation, ne peuvent faire l'objet de remises ou de délais. Dit et juge que le plan prend effet à compter du présent jugement. Fixe sa durée à 10 ans et le versement du premier dividende aux créanciers au 11/06/2027. Ordonne à la SARL LA VOILE BLEUE de verser mensuellement 1/12e du pacte annuel entre les mains du commissaire à l'exécution du plan. Maintient Anick BUNEL, juge commissaire jusqu'au jour ou le compte rendu de fin de mission de l'administrateur judiciaire, du mandataire judiciaire et, le cas échéant, du commissaire à l'exécution du plan, a été approuvé. Maintient Françoise DEIS, Juge Commissaire suppléant pendant le même délai. Maintient la SELARL EKIP', en la personne de Me [T] [Y] - [Adresse 1] comme mandataire judiciaire dans ses fonctions pendant le temps nécessaire à la vérification et à l'établissement définitif de l'état des créances. Nomme pour la durée du plan, la SELARL EKIP', en la personne de Me [T] [Y] - [Adresse 1] commissaire à l'exécution du plan, avec mission prévue à l'article L.626-25 du Code de Commerce. Le Tribunal rappelle à toutes fins utiles que, conformément aux articles L.631-19 et L.626-13 du Code de commerce, le présent jugement arrête de plein droit la levée de toute interdiction d'émettre des chèques (Cf. L.131-73 du code monétaire et financier) mise en œuvre à l'occasion du rejet d'un chèque émis avant le jugement d'ouverture de la procédure ; qu'en conséquence, en application des articles R.626-24 et R.631-35 du Code de Commerce, le chef d'entreprise justifiera de la levée de l'interdiction qui aura pu lui être faite auprès de l'établissement de crédit à l'origine de cette mesure par la remise d'une copie du présent jugement à laquelle il joindra un relevé des incidents de paiement ; l'établissement de crédit concerné informera alors la Banque de France de la levée de cette interdiction aux fins de régularisation ; Dit que le(s) fonds de commerce et, le cas échéant, les immeubles indispensables à l'exploitation, ne pourront pas être aliénés pendant toute la durée du plan sans l'autorisation du Tribunal. Dit que la publicité de l'inaliénabilité sera effectuée par le commissaire à l'exécution du plan conformément aux articles L.626-14 et R.626-25 du Code de Commerce. Dit les dépens en frais privilégiés de redressement judiciaire. Le dit Jugement a été prononcé par sa mise à disposition au Tribunal de Commerce d'Angoulême du 11/06/2026 conformément à l'article 450 du Code de Procédure Civile, signé par Christophe GATIGNOL, Président d'audience, ayant participé au délibéré et par Magali PIERRAT, Greffier. Le Greffier Magali PIERRAT Le Président.Commentaires sur cette affaire
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