Conseil d'État, Juge des référés, 28 septembre 2026, 510374
Mots clés
pourvoi • recours • pouvoir • référé • renvoi • représentation • requis • ressort
Chronologie de l'affaire
Conseil d'État
28 septembre 2026
Conseil d'État
17 mars 2026
Conseil d'État
4 janvier 2026
Tribunal administratif de Paris
21 novembre 2025
Synthèse
- Juridiction : Conseil d'État
- Numéro d'affaire :510374
- Référence abrégée : CE, réf., 28 sept. 2026, n° 510374
- Publication : Inédit au recueil Lebon
- Nature : Ordonnance
- Décision précédente :Tribunal administratif de Paris, 21 novembre 2025
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Chronologie de l'affaire
Conseil d'État
28 septembre 2026
Conseil d'État
17 mars 2026
Conseil d'État
4 janvier 2026
Tribunal administratif de Paris
21 novembre 2025
Résumé
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Partie demanderesse
Personne physique anonymisée
Parties défenderesses
Garde des sceaux, ministre de la justice
Présidente de la mission permanente d'inspection des juridictions administratives
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Texte intégral
Vu la procédure suivante
: M. K... E... a demandé à la juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, premièrement, d'ordonner au Défenseur des droits et au garde des sceaux, ministre de la justice, de se prononcer sans délai sur les difficultés rencontrées avec le tribunal administratif de Paris qui refuse de lui communiquer les pièces relatives à la procédure n° 1707076, deuxièmement, de procéder au renvoi de l'instance au Conseil d'Etat sur le fondement de l'article R. 312-5 du CJA, troisièmement, d'appeler à l'instance la présidente de la mission permanente d'inspection des juridictions administratives. Par une ordonnance n° 2533891 du 21 novembre 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, a rejeté ses demandes. Par un pourvoi, enregistré le 4 décembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. E... demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) statuant en référé, de faire droit à ses demandes. Par une décision du 4 janvier 2026, notifiée le 27 janvier 2026, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. E.... Par une ordonnance du 17 mars 2026, régulièrement notifiée, le président de la Section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours formé par M. E... contre cette décision du bureau d'aide juridictionnelle. Vu les autres pièces du dossier ;Vu le code
de justice administrative ;Considérant ce qui suit
: 1. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». En vertu de l'article L. 523-1 du même code, « les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort », alors que « les décisions rendues en application de l'article L. 521-2 sont susceptibles d'appel devant le Conseil d'Etat ». Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'ordonnance par laquelle le juge des référés rejette une demande en faisant usage du pouvoir que lui donne l'article L. 522-3 ne peut faire l'objet que d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat, sans qu'il y ait lieu de distinguer si la demande dont a été saisi le juge a été présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 ou de l'article L. 521-2. 2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique. 3. Aux termes de l'article R. 821-3 du code de justice administrative : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». En vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, des conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu'elle a été mentionnée dans la notification de la décision contestée, peuvent être rejetées sans demande de régularisation préalable. 4. Le pourvoi de M. E... tend à l'annulation d'une ordonnance rendue, sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, par la juge des référés du tribunal administratif de Paris. Aucun texte ne dispense un tel pourvoi de l'obligation de représentation par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Or, le pourvoi de M. E..., dont la demande d'aide juridictionnelle a été rejetée, n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que la notification de l'ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Dès lors, ce pourvoi n'est pas recevable et ne peut être admis.ORDONNE :
Article 1er: Le pourvoi de M. E... n'est pas admis. Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à M. K... E.... Copie en sera adressée au Défenseur des droits. Fait à Paris, le 28 septembre 2026 Le président : Bertrand Dacosta La République mande et ordonne au premier ministre, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :Commentaires sur cette affaire
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