Cour de cassation, Deuxième chambre civile, 20 mars 2003, 01-02.253, Publié au bulletin
Portée majeure
Mots clés
arbitrage • clause compromissoire • insertion dans un contrat • validité autonome • nullité de celui-ci • portée • action en nullité • nullité de celui • ci • contrat • société • sous-traitance
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
20 mars 2003
Cour d'appel de Caen
18 janvier 2001
Synthèse
- Juridiction : Cour de cassation
- Numéro de pourvoi :01-02.253
- Dispositif : Cassation
- Référence abrégée : Cass. 2e civ., 20 mars 2003, n° 01-02.253
- Publication : Publié au bulletin
- Textes appliqués :
- nouveau Code de procédure civile 1442
- Précédents jurisprudentiels :
- A RAPPROCHER : Chambre civile 2, 2002-04-04, Bulletin 2002, II, n° 68, p. 57 (rejet) ; Chambre commerciale, 2002-04-09, Bulletin 2002, IV, n° 69, p. 72 (cassation partielle sans renvoi), et l'arrêt cité.
- Nature : Arrêt
- Décision précédente :Cour d'appel de Caen, 18 janvier 2001
- Identifiant Légifrance :JURITEXT000007047045
- Identifiant Judilibre :60794d0d9ba5988459c47f30
- Commentaires :
- Président : M. Ancel .
- Avocat général : M. Joinet.
- Avocat(s) : la SCP Piwnica et Molinié.
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Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
20 mars 2003
Cour d'appel de Caen
18 janvier 2001
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Auteur du pourvoi
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Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Sur le moyen
unique :Vu
l'article 1442 du nouveau Code de procédure civile ;Attendu que la clause
compromissoire présente, par rapport à la convention principale dans laquelle elle s'insère, une autonomie juridique qui exclut, sauf stipulation contraire, qu'elle puisse être affectée par l'inefficacité de cet acte ;Attendu, selon l'arrêt attaqué
, que la société Parisot et la société CM Paimboeuf ont constitué un groupement d'entreprises solidaires pour la construction d'un complexe cinématographique ; que, par un contrat de sous-traitance comportant une clause compromissoire, la société Parisot a confié à M. X... la réalisation de certains travaux ; que, n'ayant pas reçu paiement des travaux qu'il avait exécutés, M. X... a assigné les sociétés Parisot et CM Paimboeuf devant un tribunal de commerce qui s'est déclaré incompétent au profit de l'arbitre désigné ; que, sur contredit de M. X... qui invoquait la nullité du contrat de sous-traitance pour absence de caution personnelle de la société Parisot, la cour d'appel a infirmé le jugement ; Attendu que, pour accueillir le contredit et renvoyer la cause devant le tribunal de commerce, l'arrêt retient que la clause compromissoire devient caduque dans l'hypothèse d'une annulation du contrat dont elle est l'accessoire ;Qu'en statuant ainsi
, alors que l'éventuelle nullité du contrat de sous-traitance était sans incidence sur la validité de la clause compromissoire, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;Et vu
l'article 627 du nouveau Code de procédure civile ;PAR CES MOTIFS
: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 18 janvier 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Caen ; DIT n'y avoir lieu à renvoi ; DIT que le tribunal de commerce était incompétent et renvoie les parties à mieux se pourvoir ; Condamne M. X... aux frais exposés devant les juges du fond et aux dépens devant la Cour de Cassation ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt mars deux mille trois.Commentaires sur cette affaire
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