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Tribunal judiciaire de Chartres, 30 janvier 2026, 26/00038

Mots clés
ressort • saisine • statuer • vestiaire • remise • service • suspensif • trésor • trouble

Synthèse

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Résumé

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Partie défenderesse
Personne physique anonymisée
défendu(e) par BACOT Joëlle

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Texte intégral

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CHARTRES ■ Ordonnance de maintien d'une hospitalisation sous contrainte N° RG 26/00038 - N° Portalis DBXV-W-B7K-GZGP Minute : Patient : Mme [H] [Y] [J] [V] RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS ORDONNANCE RENDUE LE 30 Janvier 2026 STATUANT SUR LA POURSUITE D'UNE MESURE DE SOINS PSYCHIATRIQUES SOUS LA FORME D'UNE HOSPITALISATION COMPLÈTE - CONTRÔLE A 12 JOURS - ADMISSION SUR DÉCISION DU DIRECTEUR DE L'ETABLISSEMENT EN CAS DE PÉRIL IMMINENT (article L. 3212-1.II 2° du code de la santé publique) Le :30 Janvier 2026 Notification par mail: - Monsieur le Directeur du Centre hospitalier - le défendeur Le : 30 Janvier 2026 Notification pat PLEX à : - l'avocat Le : 30 Janvier 2026 Notification par remise de copie à Monsieur le Procureur de la République ___________________ Le Greffier, l'an deux mil vingt six, le trente Janvier Nous, Jamila BERRICHI, Vice-Présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, assistée de Lisa SORIN, greffier, avons rendu la décision dont la teneur suit, PERSONNE FAISANT L'OBJET DES SOINS: Madame [H] [Y] [J] [V] née le 13 Août 1982 à [Adresse 1] [Localité 6] comparante, assistée de Me Joëlle BACOT, avocat au barreau de CHARTRES, vestiaire : T 4 SAISINE PAR: Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY [Adresse 4] [Localité 3] non comparant, ni représenté PARTIES INTERVENANTES: MINISTÈRE PUBLIC Absent à l'audience qui a donné son avis par écrit le 29 JANVIER 2026 ** Vu l'article L. 3212-1.II 2° du code de la santé publique, Vu la saisine de Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY en date du 28 Janvier 2026, reçue le 28 Janvier 2026 aux fins de statuer sur la poursuite de mesure de soins psychiatriques non consentis dont Madame [H] [Y] [J] [V] a fait l'objet le 22 JANVIER 2026, Vu les avis d'audience adressés à : - Madame [H] [Y] [J] [V] - Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY, - Monsieur le procureur de la République - Me Joëlle BACOT, avocat au barreau de Chartres, commis d'office. Vu les certificats médicaux, Vu l'avis écrit en date du 29 JANVIER 2026 par lequel Monsieur le procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Chartres conclut à la poursuite de la mesure de soins psychiatriques sous la forme de l'hospitalisation complète de Madame [H] [Y] [J] [V] , ***** Le 28 Janvier 2026, Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de statuer sur la poursuite de la mesure de soins psychiatriques sous forme de l'hospitalisation complète de Madame [H] [Y] [J] [V]. L'audience du 30 Janvier 2026 s'est tenue publiquement dans la salle d'audience spécialement aménagée sur l'emprise du Centre Hospitalier Henri EY, [Localité 9] [Adresse 8] [Localité 2], conformément à l'article L 3211-12-2 du code de la santé publique . Madame [H] [Y] [J] [V] a été entendue à l'audience, conformément aux dispositions de l'article R. 3211-31 du code de la santé publique. Me Joëlle BACOT a été entendue en ses observations. A l'issue des débats, le juge des libertés et de la détention a indiqué aux parties présentes que la décision était mise en délibéré et serait rendue en fin de journée, publiquement par mise à disposition de la décision au greffe de la juridiction, conformément aux articles 450 et 453 du code de procédure civile.

MOTIFS

Attendu que Madame [J] [V] [H] [Y] a été admise le 22 janvier 2026 en soins psychiatriques sous contrainte au [Adresse 7] , sur le fondement du péril imminent de l'article L. 3212-1 II 2° du code de la santé publique; que la décision d'admission du Directeur d'établissement est intervenue le 23 janvier 2026; que le juge des libertés et de la détention est saisi par le directeur de l'établissement de soins du contrôle de la mesure à 12 jours ; Vu l'article L. 3212-1.II 2° du code de la santé publique, Attendu qu'il ressort du certificat médical d'admission que la patiente présente de l'agressivité ainsi que des idées suicidaires ; Attendu qu'il ressort du certificat médical de 24 heures, qu'à son admission la clinique est dominée par une agitation psychomotrice, une hétéro agressivité majeure ainsi qu'une labilité émotionnelle ; qu'il est évoqué une violente agression des soignants avec cris , dénudation nécessitant le placement en chambre de soins intensifs avec contention transitoire ; N° RG 26/00038 - N° Portalis DBXV-W-B7K-GZGP qu'il ressort du certificat médical à 72 heures que le médecin estime qu' au regard des antécédents psychiatriques, du contexte récent d'agitation, de la demande de sortie sans évaluation suffisante de la stabilité clinique , le maintien de la mesure apparaît nécessaire afin de poursuivre l' évaluation et d'assurer une prise en charge adaptée ; Attendu qu'il résulte des pièces versées à la procédure que Madame [J] [V] a présenté, au vu des certificats d'admission, des 24 heures , des 72 heures, de l'avis médical motivé, des troubles rendant impossible son consentement aux soins, imposant des soins immédiats assortis d'une surveillance médicale constante en hospitalisation complète, et créant un péril imminent pour sa santé; qu'il y a lieu de rappeler que l'office du juge se limite - pour l'appréciation du contenu des certificats médicaux - à s'assurer qu'il répond aux exigences légales. Il ne lui appartient pas de confronter le contenu du certificat à sa propre appréciation du trouble psychiatrique, et donc de se substituer au médecin dans l'examen de l'état mental d'un patient et de son consentement aux soins; que l'absence de stabilisation de l'état de santé de Madame [J] [V] est acquise à défaut de tout élément probant de nature à remettre en cause la teneur des certificats et avis médicaux transmis et suffisamment circonstanciés ; que la mesure de soins sous la forme d'une hospitalisation à temps plein en service spécialisé apparaît ainsi toujours nécessaire, adaptée et proportionnée à l'état de santé Madame [J] [V] ; que son maintien sera donc ordonné;

PAR CES MOTIFS

Nous, Jamila BERRICHI, Vice-Présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, statuant par décision contradictoire en premier ressort rendue publiquement, par mise à disposition de la décision au greffe de la juridiction; Vu l'article L. 3212-1.II 2° du code de la santé publique, DÉSIGNONS Me Joëlle BACOT avocat au Barreau de CHARTRES pour Madame [H] [Y] [J] [V] au titre de l'aide juridictionnelle et accordons à Madame [H] [Y] [J] [V] le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, DISONS qu'il y a lieu de poursuivre la mesure de soins psychiatriques sous la forme de l'hospitalisation complète prise à l'égard de Madame [H] [Y] [J] [V] par décision de Monsieur le Directeur du Centre hospitalier le 23 JANVIER 2026, RAPPELONS que cette ordonnance bénéficie de plein droit de l'exécution provisoire, LAISSONS les éventuels dépens de la présente instance à la charge du Trésor public. Le greffier Le juge des libertés et de la détention Lisa SORIN Jamila BERRICHI, Vice-Présidente La présente ordonnance est susceptible d'appel devant le premier président de la cour d'appel de [Localité 10]- ou son délégué -dans un délai de 10 jours à compter de sa notification; en vertu de l'article 642 du code de procédure civile, le délai qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou non ouvré est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant ; cet appel n'est pas suspensif, sauf s'il est interjeté par le ministère public dans les conditions de l'article L3211-12-4 du code de la santé publique ; l'appel doit être formalisé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au greffe de la cour d'appel de [Localité 10] à l'adresse suivante : [Adresse 5].

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