Cour de cassation, Chambre sociale, 14 mai 2008, 06-46.524
Mots clés
prud'hommes • solidarité • salaire • contrat • sanction • pourvoi
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
14 mai 2008
Conseil de Prud'hommes de Mans
23 octobre 2006
Synthèse
- Juridiction : Cour de cassation
- Numéro de pourvoi :06-46.524
- Dispositif : Rejet
- Référence abrégée : Cass. soc., 14 mai 2008, n° 06-46.524
- Publication : Inédit au bulletin - Inédit au recueil Lebon
- Nature : Arrêt
- Décision précédente :Conseil de Prud'hommes de Mans, 23 octobre 2006
- Identifiant européen :ECLI:FR:CCASS:2008:SO00911
- Identifiant Légifrance :JURITEXT000018809806
- Identifiant Judilibre :613726cecd580146774286ba
- Président : M. Chauviré (conseiller le plus ancien faisant fonction de président)
- Avocat(s) : Me Copper-Royer, SCP Masse-Dessen et Thouvenin
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Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
14 mai 2008
Conseil de Prud'hommes de Mans
23 octobre 2006
Résumé
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Texte intégral
Sur le moyen
unique : Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes du Mans, 23 octobre 2006), que M. X... et douze autres salariés de l'ADAPEI de la Sarthe ont fait grève le lundi 16 mai 2005, lundi de Pentecôte, fixé comme journée de solidarité au sein de l'entreprise ; qu'ils ont saisi le conseil de prud'hommes d'une demande de paiement d'une somme correspondant à la retenue effectuée par son employeur sur leur rémunération du mois de mai au titre de la journée de grève ;Attendu que les salariés font grief a
u jugement de les avoir déboutés de leur demande, alors, selon le moyen, que la grève suspend le contrat de travail ; qu'il ne peut être opéré sur la rémunération de retenue excédant la durée de la grève ; qu'en validant une retenue de salaire effectuée pour une grève ne courant que pendant une période pendant laquelle le salarié n'aurait perçu aucune rémunération, le conseil de prud'hommes a violé les article L. 122-42 et L. 521-1du code du travail ; qu'en application de l'article L. 212-16 du code du travail, pour les salariés, la journée de solidarité prend la forme d'une journée de travail supplémentaire non rémunérée et le fait que les salariés soient mensualisés ne constitue pas une dérogation au principe d'absence de rémunération ; qu'en se fondant sur la mensualisation pour affirmer que l'employeur était dispensé de rémunérer le salarié gréviste ce jour-là, le conseil de prud'hommes a violé les articles L. 212-16 et L. 521-1 du code du travail ;Mais attendu
que lorsque la journée de solidarité est fixée un jour férié précédemment chômé pour lequel le salarié aurait été rémunéré par l'effet de la mensualisation, l'absence pour grève de l'intéressé autorise l'employeur à pratiquer une retenue sur salaire, laquelle ne constitue pas une sanction pécuniaire ; que le moyen n'est pas fondé ;PAR CES MOTIFS
: REJETTE le pourvoi ; Condamne les demandeurs aux dépens ; Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de l'ADAPEI de la Sarthe ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze mai deux mille huit.Commentaires sur cette affaire
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