Cour de cassation, Première chambre civile, 9 novembre 2004, 01-17.168, Publié au bulletin
Portée majeure
Mots clés
professions medicales et paramedicales • auxiliaires médicaux • sage-femme • responsabilité • préposée ayant agi dans le cadre de la mission impartie par le commettant • effet • indépendance professionnelle • portée • responsabilite delictuelle ou quasi delictuelle • commettant-préposé • lien de subordination • mission • préposé ayant agi dans le cadre de la mission impartie par le commettant • dommage • réparation • action en responsabilité • action contre un préposé • sage • femme • commettant • préposé
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
9 novembre 2004
Cour d'appel de Paris
16 mai 2001
Synthèse
- Juridiction : Cour de cassation
- Numéro de pourvoi :01-17.168
- Dispositif : Cassation
- Référence abrégée : Cass. 1re civ., 9 nov. 2004, n° 01-17.168
- Publication : Publié au bulletin
- Textes appliqués :
- Code civil 1382, 1384 al. 5
- Précédents jurisprudentiels :
- Sur la responsabilité de la sage-femme salariée dans le même sens que : Assemblée plénière, 2000-02-25, Bulletin, Assemblée plénière, n° 2, p. 3 (cassation partielle)
- Nature : Arrêt
- Décision précédente :Cour d'appel de Paris, 16 mai 2001
- Identifiant Légifrance :JURITEXT000007049624
- Identifiant Judilibre :60794d339ba5988459c4857b
- Président : M. Ancel.
- Avocat général : M. Cavarroc.
- Avocat(s) : Me Le Prado, la SCP Boré et Salve de Bruneton, la SCP Parmentier et Didier, la SCP Richard.
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Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
9 novembre 2004
Cour d'appel de Paris
16 mai 2001
Résumé
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Auteurs du pourvoi
Personne physique anonymisée
Personne physique anonymisée
Défendeurs au pourvoi
MACSF
Mutuelle du Mans assurances IARD
Personne physique anonymisée
Personne physique anonymisée
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Suggestions de l'IA
Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Sur le moyen
unique pris en sa première branche :Vu
les articles 1382 et 1384, alinéa 5, du Code civil ; Attendu que la sage-femme salariée qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui est impartie par l'établissement de santé privé, n'engage pas sa responsabilité à l'égard de la patiente ; Attendu que Mme X..., enceinte de 35 semaines et demie, a été accueillie, le 25 avril 1998, à la clinique du Saint Coeur, alors qu'elle présentait une rupture prématurée des membranes ; qu'après le déclenchement de son accouchement par un gynécologue obstétricien, elle a été placée sous la responsabilité de M. de Y..., gynécologue obstétricien de garde, et de Mme Z..., sage-femme salariée de la clinique ; que l'enfant Benjamin, né en état de mort apparente, a dû être réanimé et souffre d'une grave infirmité motrice cérébrale ; qu'après avoir sollicité une mesure d'expertise, Mme X... et M. A..., père de l'enfant, ont assigné en référé M. de Y..., Mme Z... et son assureur, la MACSF ainsi que la Clinique du Saint Coeur et son assureur la Mutuelle du Mans assurances IARD, afin d'obtenir une indemnisation à titre provisionnel ;Attendu que pour condamner
Mme Z..., in solidum avec M. de Y..., la Clinique du Saint Coeur et la Mutuelle du Mans assurances IARD au paiement d'indemnités provisionnelles, la cour d'appel relève que la sage-femme dispose d'une indépendance professionnelle qui en fait plus qu'une simple préposée de sorte que sa responsabilité professionnelle peut être recherchée en raison des fautes personnelles commises et que les constatations des experts établissent incontestablement un défaut de surveillance imputable, en premier lieu, à Mme Z..., ayant retardé la découverte d'une souffrance foetale à l'origine des lésions dont souffre l'enfant ;Qu'en se déterminant ainsi
, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;PAR CES MOTIFS
et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen : CASSE ET ANNULE mais seulement en ce qu'il a condamné Mme Z... au paiement d'indemnités provisionnelles, l'arrêt rendu le 16 mai 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée ; Condamne M. de Y..., la Clinique du Saint Coeur et la Mutuelle du Mans IARD aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf novembre deux mille quatre.Commentaires sur cette affaire
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