Tribunal administratif de Bastia, 28 mai 2026, 2600926
Mots clés
maire • sci • requête • rapport • recours • requis • service • terme • transmission
Chronologie de l'affaire
Synthèse
- Juridiction : Tribunal administratif de Bastia
- Numéro d'affaire :2600926, 2600927
- Type de recours : Excès de pouvoir
- Dispositif : Satisfaction totale
- Référence abrégée : TA Bastia, 28 mai 2026, 2600926, 2600927
- Nature : Décision
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Chronologie de l'affaire
Tribunal administratif de Bastia
28 mai 2026
Résumé
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Partie requérante
Préfet de la Haute-Corse
Parties défenderesses
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Texte intégral
Vu la procédure suivante
: Par un déféré, enregistré le 7 mai 2026, le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 février 2026 par lequel le maire de Solaro a retiré le permis de construire délivré le 13 novembre 2025 à la SCI Francescu Tramoni pour la réalisation de deux maisons individuelles avec garages, sur un terrain cadastré section B n° 657, situé lieudit Capanello. Il soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, en raison de ce que le maire a retiré le permis de construire délivré le 13 novembre 2025 après l'expiration du délai de trois mois dont il disposait pour y procéder. Le déféré a été communiqué à la commune de Solaro et à la SCI Francescu Tramoni qui n'ont pas produit de mémoire.Vu :
- les autres pièces du dossier ; - la requête enregistrée sous le n° 2600927 tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 février 2026 du maire de Solaro. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme B..., - et les observations de Mme A..., représentant le préfet de la Haute-Corse, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par le même moyen. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.Considérant ce qui suit
: 1. Le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 février 2026 par lequel le maire de Solaro a retiré le permis de construire délivré le 13 novembre 2025 à la SCI Francescu Tramoni pour la réalisation de deux maisons individuelles avec garages, sur un terrain cadastré section B n° 657, situé lieudit Capanello. 2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) ». 3. En l'état de l'instruction, le moyen invoqué par le préfet de la Haute-Corse à l'appui de sa demande de suspension, tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 16 février 2026 du maire de Solaro.ORDONNE :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 16 février 2026 du maire de Solaro est suspendue. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Haute-Corse, à la commune de Solaro et à la SCI Francescu Tramoni. Copie en sera transmise à la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Fait à Bastia, le 28 mai 2026. La juge des référés, Signé C. B... La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance. Pour expédition conforme, Une greffière,Commentaires sur cette affaire
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