Cour de cassation, Chambre criminelle, 13 mai 2026, 25-86.019
Mots clés
réduction • référendaire • pourvoi • rapport • recevabilité • transcription
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
13 mai 2026
Cour d'appel de Nîmes
9 juillet 2025
Synthèse
- Juridiction : Cour de cassation
- Numéro de pourvoi :25-86.019
- Dispositif : Cassation
- Référence abrégée : Cass. crim., 13 mai 2026, n° 25-86.019
- Publication : Inédit au bulletin - Inédit au recueil Lebon
- Décision précédente :Cour d'appel de Nîmes, 9 juillet 2025
- Identifiant européen :ECLI:FR:CCASS:2026:CR00627
- Identifiant Légifrance :JURITEXT000054167170
- Identifiant Judilibre :6a043d11cdc6046d47916d38
- Président : M. Bonnal (président)
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Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
13 mai 2026
Cour d'appel de Nîmes
9 juillet 2025
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Texte intégral
N° R 25-86.019 F-D
N° 00627
LR
13 MAI 2026
CASSATION
M. BONNAL président,
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
________________________________________
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
_________________________
ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE,
DU 13 MAI 2026
M. [X] [J] a formé un pourvoi contre l'ordonnance du président de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Nîmes, en date du 9 juillet 2025, qui a prononcé sur une réduction de peine.
Un mémoire personnel a été produit.
Sur le rapport de Mme Diop-Simon, conseillère référendaire, et les conclusions de Mme Bellone, avocate générale référendaire, après débats en l'audience publique du 1er avril 2026 où étaient présents M. Bonnal, président, Mme Diop-Simon, conseillère rapporteure, M. de Larosière de Champfeu, conseiller de la chambre, et Mme Le Roch, greffière de chambre,
la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
Faits et procédure
1. Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces soumises à l'examen de la Cour de cassation ce qui suit.
2. Par ordonnance du 1er juillet 2025, le juge de l'application des peines a accordé une réduction de peine à M. [X] [J].
3. Cette décision a été notifiée le vendredi 4 juillet, à M. [J], qui en a relevé appel, le lundi 7 juillet 2025.
Examen de la recevabilité du mémoire personnel
4. Ce mémoire, qui ne vise aucun texte de loi et n'offre à juger aucun moyen de droit, ne remplit pas les conditions exigées par l'article 590 du code de procédure pénale et est, dès lors, irrecevable.
Examen du moyen
relevé d'office et mis dans le débatVu
l'article D. 49-41, alinéa 2, du code de procédure pénale : 5. Selon ce texte, hors le cas d'urgence, le condamné, appelant d'une décision du juge de l'application des peines dispose, pour adresser ses observations au président de la chambre de l'application des peines, d'un délai d'un mois après la date de l'appel, sauf dérogation accordée par ledit président. 6. Il en résulte que, lorsque le président de la chambre de l'application des peines, saisi d'un tel appel, statue sur celui-ci, sans viser l'urgence, avant l'expiration du délai d'un mois après la date de l'appel, sa décision encourt la cassation. 7. En l'espèce, le président de la chambre de l'application des peines a statué le 9 juillet 2025 sur l'appel formé le 7 juillet 2025 par le condamné.8. En statuant ainsi
, sans constater l'urgence, et alors que le délai d'un mois suivant la date de l'appel n'était pas expiré, le président de la chambre de l'application des peines a méconnu le texte susvisé et le principe ci-dessus rappelé. 9. La cassation est par conséquent encourue.PAR CES MOTIFS
, la Cour : CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions, l'ordonnance susvisée du président de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Nîmes, en date du 9 juillet 2025, et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi ; RENVOIE la cause et les parties devant la juridiction du président de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Nîmes, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe du président de la chambre de l'application des peines de Nîmes et sa mention en marge ou à la suite de l'ordonnance annulée ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président en son audience publique du treize mai deux mille vingt-six.Commentaires sur cette affaire
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