Tribunal judiciaire de Bordeaux, 26 juillet 2024, 24/00814
Mots clés
commandement • sci • résiliation • contrat • référé • provision • ressort • condamnation • qualification • quittance • trouble
Chronologie de l'affaire
Synthèse
- Juridiction : Tribunal judiciaire de Bordeaux
- Numéro de pourvoi :24/00814
- Dispositif : Expulsion "ferme" ordonnée au fond (sans suspension des effets de la clause résolutoire)
- Référence abrégée : TJ Bordeaux, 26 juill. 2024, n° 24/00814
- Identifiant Judilibre :66a7d8fcb9f14d1b77608b2c
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Chronologie de l'affaire
Tribunal judiciaire de Bordeaux
26 juillet 2024
Résumé
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Partie demanderesse
Partie défenderesse
Personne physique anonymisée
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Texte intégral
Du 26 juillet 2024
5AA
SCI/FH
PPP Référés
N° RG 24/00814 - N° Portalis DBX6-W-B7I-ZEUG
S.C.I. FONCIERE DI 01/2007
C/
[W] [X] [N] épouse [M]
- Expéditions délivrées à
- FE délivrée à
Me Sylvie LABEYRIE
Le 26/07/2024
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
Pôle protection et proximité
[Adresse 1]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 26 juillet 2024
PRÉSIDENT : Monsieur Jean-François SABARD, Magistrat honoraire
GREFFIER : Madame Frédérique HUBERT,
DEMANDERESSE :
S.C.I. FONCIERE DI 01/2007
RCS PARIS N° 491 471 371
[Adresse 2]
[Localité 4]
Représentée par Me Sylvie LABEYRIE, Avocat au barreau de BORDEAUX, membre de la SELARL CABINET CAPORALE MAILLOT BLATT LABEYRIE
DEFENDERESSE :
Madame [W] [X] [N] épouse [M]
née le 16 Avril 1962 à
[Adresse 5]
[Adresse 5]
[Localité 3]
Absente
DÉBATS :
Audience publique en date du 21 Juin 2024
PROCÉDURE :
Baux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsion en date du 12 Avril 2024
Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile
QUALIFICATION DE l'ORDONNANCE:
Réputée contradictoire et en premier ressort
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE :
Suivant acte d'assignation en référé devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux en date du 12 avril 2024 à comparaître à l'audience du 21 juin 2024 à neuf heures auquel il convient de se reporter pour un plus ample exposé des faits, de la procédure et des prétentions de la SCI FONCIERE DI 01 /2007, il est demandé au tribunal à l'encontre de Madame [W] [X] [N] épouse [M] de constater le jeu de la clause résolutoire stipulée dans le contrat de bail du logement situé au premier étage du [Adresse 5] à Mérignac, d'ordonner son expulsion des lieux ainsi que celle de tous occupants de son chef, d'ordonner l'enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux aux frais et risques et périls de la défenderesse et de la condamner au paiement de la somme provisionnelle de 5998,85 euros à valoir sur le montant des loyers et charges restant actuellement dus au 14 janvier 2024 date d'effet du commandement avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer.
Il est sollicité également sa condamnation au paiement à titre provisionnel d'une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant des loyers et charges, indemnité à indexer selon les clauses du contrat résilié à compter du 1er février 2024 jusqu'à libération effective des lieux loués et une indemnité de procédure de 2500 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile outre les dépens de l'instance en ce compris le coût de commandement de payer et les frais de notification à la CCAPEX et à la préfecture.
À l'audience du 21 juin 2024 , seule la requérante est représentée par son conseil, la défenderesse bien que régulièrement assignée n'a pas comparu ni personne pour elle sans motif légitime.
MOTIFS DE LA DECISION
: Sur la régularité de la procédure : Conformément aux dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, l'assignation a été régulièrement notifiée au représentant de l'État dans le département par courrier électronique avec accusé de réception du 16 avril 2024 soit dans le délai légal avant la date de l'audience. Le bailleur justifie également avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives le 15 novembre 2023 conformément à l'article 7-2 de la loi du 31 mai 1990. L'action aux fins de constat de la résiliation du bail est donc régulière et recevable. Sur la résiliation du contrat de bail : L'article 834 du code de procédure civile prévoit que dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans la limite de sa compétence peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. L'absence de contestation sérieuse implique l'évidence de la solution qu'appelle le point contesté. En outre selon l'article 835 du même code, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remises en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans le cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. Il ressort par ailleurs des dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 que toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement des loyers ou des charges aux termes convenus ou pour non versement du dépôt de garantie ne produit effet que six semaines après un commandement demeuré infructueux. Or en l'espèce il est constant que par acte du 14 novembre 2023 il a été signifié un commandement de payer à Madame [W] [X] [N] épouse [M] aux fins de résiliation du bail pour la somme au total de 4029,19 euros. Il convient de constater le jeu de la clause résolutoire à la date du 15 janvier 2024 stipulée dans le contrat de bail d'habitation et d'ordonner son expulsion ainsi que celle de tous occupants de son chef faute par elle d'avoir libéré les lieux avec si nécessaire le concours de la force publique et d'un serrurier. Lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable il peut être accordé une provision au créancier ou ordonné l'exécution d'une obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. Force est de constater en l'espèce que la créance s'établit en deniers ou quittances à la somme de 14 289,94 euros au 18 juin 2024 euros et laquelle n'est pas contestée ni sérieusement contestable de sorte qu'il convient de condamner Madame [W] [X] [N] épouse [M] au paiement de cette somme à titre d'indemnité provisionnelle pour l'arriéré de loyers, charges locatives et indemnité d'occupation dus à la date de l'audience cette somme portant intérêts au taux légal à compter du prononcé de la présente décision. Elle sera également tenue au paiement d'une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant des loyers et charges avec revalorisation de droit à compter du 1er février 2024 et ce jusqu'à libération effective des lieux. S'agissant d'une provision cette somme portera intérêts au taux légal à compter du prononcé de la présente décision. Il convient également d'ordonner l'enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux loués en un lieu approprié, aux frais, risques et périls des défendeurs. L'équité commande de la condamner à payer à la SCI FONCIERE DI 01 /2007 une indemnité de procédure de 600 € sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile au titre des frais non compris dans les dépens lesquels seront mis à sa charge y inclus le coût du commandement de payer et les frais de notification à la CCAPEX et à la préfecture. Il convient de rappeler que l'exécution provisoire de la décision est de droit.PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux statuant en référé par ordonnance réputée contradictoire mise à disposition au greffe et en premier ressort. Déclare l'action de la SCI FONCIERE DI 01/2007 régulière, recevable et fondée. Constate à la date du 15 janvier 2024 la résiliation du bail en vertu de la clause résolutoire du logement situé au premier étage du [Adresse 5]. Condamne Madame [W] [X] [N] épouse [M] à payer à la SCI FONCIERE DI 01 /2007 en deniers ou quittance valable la somme de 14 289,94 euros. Dit qu'à défaut d'avoir libéré volontairement les lieux, il sera procédé à son expulsion ainsi que celle de tous occupants de son chef avec si besoin est l'assistance de la force publique et d'un serrurier deux mois après la délivrance commandement de quitter les lieux conformément dispositions des articles L 411-1 et L412-1 du code des procédures civiles d'exécution. Ordonne en tant que de besoin l'enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux loués en un lieu approprié, aux frais, risques et périls du défendeur. Dit que dans ce cas il sera dû une indemnité d'occupation égale au montant du loyer révisable selon les dispositions contractuelles et de la provision sur charges augmentée de la régularisation au titre des charges dûment justifiées à compter du 1er février 2024 jusqu'à libération effective des lieux. La condamne en tant que de besoin au paiment de ces sommes. Condamne Madame [W] [X] [N] épouse [M] à payer à la SCI FONCIERE DI 01 /2007 une indemnité de procédure de 600 € sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile. La condamne également à payer les dépens de l'instance comprenant le coût du commandement de payer et les frais de la notification à la CCAPEX et à la préfecture. Rappelle que la présente décision est exécutoire de droit à titre provisoire. Le greffier Le juge des contentieux de la protectionCommentaires sur cette affaire
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