Tribunal judiciaire de Bordeaux, 4 octobre 2024, 24/00945
Mots clés
résiliation • commandement • contrat • référé • provision • ressort • quittance • solidarité • assurance • condamnation • sci • pouvoir • qualification • règlement • représentation
Chronologie de l'affaire
Tribunal judiciaire de Bordeaux
4 octobre 2024
Tribunal judiciaire de Bordeaux
18 juillet 2024
Tribunal judiciaire de Bordeaux
6 mai 2024
Synthèse
- Juridiction : Tribunal judiciaire de Bordeaux
- Numéro de pourvoi :24/00945
- Dispositif : Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire)
- Référence abrégée : TJ Bordeaux, 4 oct. 2024, n° 24/00945
- Décision précédente :Tribunal judiciaire de Bordeaux, 6 mai 2024
- Identifiant Judilibre :670421d78d5cd4a8758fff63
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Chronologie de l'affaire
Tribunal judiciaire de Bordeaux
4 octobre 2024
Tribunal judiciaire de Bordeaux
18 juillet 2024
Tribunal judiciaire de Bordeaux
6 mai 2024
Résumé
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Partie demanderesse
Partie défenderesse
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Texte intégral
Du 04 octobre 2024
5AA
SCI/FH
PPP Référés
N° RG 24/00945 - N° Portalis DBX6-W-B7I-ZFYZ
OPH GIRONDE HABITAT
C/
[Y] [B]
- Expéditions délivrées à
- FE délivrée à
OPH GIRONDE HABITAT
Le 04/10/2024
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
Pôle protection et proximité
[Adresse 1]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 04 octobre 2024
PRÉSIDENT : Monsieur Jean-François SABARD, Magistrat honoraire
GREFFIER : Madame Frédérique HUBERT,
DEMANDERESSE :
OPH GIRONDE HABITAT
RCS BORDEAUX N° 404 877 086
[Adresse 3]
[Localité 2]
Représenté par Madame [S] [E], salariée, munie d'un pouvoir de représentation spécial
DEFENDEUR :
Monsieur [Y] [B]
[Adresse 4]
[Localité 5]
Absent
DÉBATS :
Audience publique en date du 18 Juillet 2024
PROCÉDURE :
Baux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsion en date du 06 Mai 2024
Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile
QUALIFICATION DE l'ORDONNANCE:
Réputée contradictoire et en premier ressort
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE :
Suivant acte d'assignation en référé devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux en date du 6 mai 2024 à comparaître à l'audience du 18 juillet 2024 à neuf heures auquel il convient de se reporter pour un plus ample exposé des faits, de la procédure et des prétentions de l'Office Public de l'Habitat Gironde Habitat, il est demandé au tribunal à l'encontre de Monsieur [Y] [B] de constater le jeu de la clause résolutoire stipulée dans le contrat de bail du logement situé [Adresse 4] à [Localité 5], d'ordonner son expulsion des lieux ainsi que celle de tous occupants de son chef, de le condamner au paiement de la somme provisionnelle de 5856,11 euros à valoir sur le montant des loyers et charges restant actuellement dus avec intérêts au taux légal à compter de la décision à intervenir.
Il est sollicité également sa condamnation au paiement à titre provisionnel d'une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant des loyers et charges, indemnité à indexer selon les clauses du contrat résilié jusqu'à libération effective des lieux loués et une indemnité de procédure de 150 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile outre les dépens de l'instance en ce compris le coût de commandement de payer, le coût des notifications au service de la CCAPEX ainsi que celui de l'assignation.
À l'audience du 18 juillet 2024 à laquelle cette affaire a été appelée, la requérante indique que la dette locative s'élève à la somme de 6322,86 euros dont la somme de 1949 € due au titre du SLS (supplément de loyer de solidarité) 2023 hors dépens et hors SLS 2024 de 839,56 euros.
Elle indique que l'intéressé n'ayant pas fourni les éléments justificatifs nécessaires, en dépit d'une mise en demeure régulière en février 2023 et en février 2024, il lui a été appliqué un supplément de loyer de solidarité de 194,90 euros depuis le mois d'avril 2023.
Elle ajoute que le défendeur n'a effectué aucun règlement à valoir sur l'arriéré des loyers et charges et n'a pas justifié d'une assurance d'habitation pour les risques locatifs.
Le défendeur bien que régulièrement assigné n'a pas comparu ni personne pour lui sans motif légitime.
MOTIFS DE LA DECISION
: Sur la régularité de la procédure : Conformément aux dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, l'assignation a été régulièrement notifiée au représentant de l'État dans le département par courrier électronique avec accusé de réception du 7 mai 2024 soit dans le délai légal avant la date de l'audience. Le bailleur justifie également avoir saisi le 27 février 2024 la CCAPEX conformément à l'article 7-2 de la loi du 31 mai 1990 en vue d'établir un plan d'apurement de la dette locative. L'action aux fins de constat de la résiliation du bail est donc régulière et recevable. Sur la résiliation du contrat de bail : L'article 834 du code de procédure civile prévoit que dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans la limite de sa compétence peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. L'absence de contestation sérieuse implique l'évidence de la solution qu'appelle le point contesté. En outre selon l'article 835 du même code, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remises en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans le cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. Il ressort par ailleurs des dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 applicable à la date de conclusion du bail d'habitation que toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement des loyers ou des charges aux termes convenus ou pour non versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement demeuré infructueux. Or en l'espèce il est constant que par acte du 5 mars 2024 il a été signifié à Monsieur [Y] [B] un commandement de payer aux fins de résiliation du bail pour la somme au total de 5063,97 euros et de fournir des justificatifs d'assurance du logement. Il convient de constater le jeu de la clause résolutoire à la date du 6 mai 2024 stipulée dans le contrat de bail d'habitation et d'ordonner son expulsion ainsi que celle de tous occupants de son chef faute par lui d'avoir libéré les lieux avec si nécessaire le concours de la force publique et d'un serrurier. Lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable il peut être accordé une provision au créancier ou ordonné l'exécution d'une obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire. Force est de constater en l'espèce que la créance s'établit en deniers ou quittances au jour de l'audience à la somme de 6322,86 euros hors dépens outre les frais de procédure et laquelle n'est pas contestée ni sérieusement contestable de sorte qu'il convient de condamner Monsieur [Y] [B] au paiement de cette somme en deniers ou quittance valable sauf à parfaire à titre d'indemnité provisionnelle pour l'arriéré de loyers, charges locatives et indemnité d'occupation dus à la date de l'audience cette somme portant intérêts au taux légal à compter du prononcé de la présente décision. Il sera également tenu au paiement d'une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant des loyers et charges avec revalorisation de droit à compter de la résiliation du bail et ce jusqu'à libération effective des lieux. S'agissant d'une provision cette somme portera intérêts au taux légal à compter du prononcé de la présente décision. Il convient également d'ordonner l'enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux loués en un lieu approprié, aux frais, risques et périls des défendeurs. L'équité commande de le condamner à payer à l'Office Public de l'Habitat Gironde Habitat une indemnité de procédure de 150 € sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile au titre des frais non compris dans les dépens lesquels seront mis à sa charge y inclus le coût du commandement de payer, des frais accessoires et de procédure. Il convient de rappeler que l'exécution provisoire de la décision est de droit.PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux statuant en référé par ordonnance réputée contradictoire mise à disposition au greffe et en premier ressort. Déclare l'action de l'Office public de l'habitat Gironde habitat régulière, recevable et fondée. Constate à la date du 6 mai 2024 la résiliation du bail en vertu de la clause résolutoire du logement situé [Adresse 4] à [Localité 5]. Condamne Monsieur [Y] [B] à payer à l'Office Public de l'Habitat Gironde Habitat en deniers ou quittance valable la somme de 6322,86 euros sauf à parfaire. Dit qu'à défaut d'avoir libéré volontairement les lieux, il sera procédé à son expulsion ainsi que celle de tous occupants de son chef avec si besoin est l'assistance de la force publique et d'un serrurier deux mois après la délivrance d'un commandement de quitter les lieux conformément dispositions des articles L 411-1 et L412-1 du code des procédures civiles d'exécution. Ordonne en tant que de besoin l'enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux loués en un lieu approprié, aux frais, risques et périls du défendeur. Dit que dans ce cas il sera dû une indemnité d'occupation égale au montant du loyer révisable selon les dispositions contractuelles et de la provision sur charges augmentée de la régularisation au titre des charges dûment justifiées. Le condamne en tant que de besoin au paiement de ces sommes. Le condamne à payer à l'Office Public de l'Habitat Gironde Habitat une indemnité de procédure de 150 € sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile Le condamne également à payer les dépens de l'instance comprenant le coût du commandement de payer, des frais accessoires et de procédure. Rappelle que la présente décision est exécutoire de droit à titre provisoire. Le greffier Le juge des contentieux de la protectionCommentaires sur cette affaire
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