Conseil d'État, 2ème Chambre, 5 avril 2022, 454749

Mots clés
pourvoi • société • maire • pouvoir • rapport • recevabilité

Chronologie de l'affaire

Conseil d'État
5 avril 2022
Cour administrative d'appel de Marseille
18 mai 2021
Tribunal administratif de Montpellier
26 janvier 2021

Synthèse

  • Juridiction : Conseil d'État
  • Numéro d'affaire :
    454749
  • Publication : Inédit au recueil Lebon
  • Nature : Décision
  • Décision précédente :Tribunal administratif de Montpellier, 26 janvier 2021
  • Identifiant européen :
    ECLI:FR:CECHS:2022:454749.20220405
  • Rapporteur : M. Clément Malverti
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Résumé

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Texte intégral

Vu la procédure suivante

: La société française du radiotéléphone (SFR) a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 janvier 2020 par lequel le maire de Saint-Estève s'est opposé à sa déclaration préalable déposée le 23 décembre 2019 en vue de la construction d'un relais de téléphonie mobile. Par un jugement n° 2001293 du 26 janvier 2021, le tribunal administratif de Montpellier a annulé pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 janvier 2020 et enjoint au maire de Saint-Estève de délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la société SFR dans un délai d'un mois. Par une ordonnance n° 21MA01263 du 18 mai 2021, le président de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la commune de Saint-Estève contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juillet et 20 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Saint-Estève demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de la société SFR une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Clément Tonon, auditeur, - les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public, La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Buk Lament -Robillot, avocat de la commune de Saint Estève ;

Considérant ce qui suit

: 1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". 2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la commune de Saint-Estève soutient que le président de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille a : - commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant que l'opposition à déclaration de travaux litigieuse n'était pas purement confirmative de celle prononcée par arrêté du 1er juillet 2019 et en en déduisant la recevabilité de la demande de première instance ; - dénaturé les faits et les pièces du dossier en estimant que les éléments apportés par la société SFR à l'appui de son second dossier de déclaration préalable étaient suffisants pour écarter le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme justifiaient l'opposition litigieuse. 3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

-------------- Article 1er : Le pourvoi de la commune de Saint-Estève n'est pas admis. Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Saint-Estève. Copie en sera adressée à la société SFR.