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Cour de cassation, Deuxième chambre civile, 9 juillet 1986, 85-11.779, Publié au bulletin

Portée majeure
Mots clés
commune • responsabilité • attroupements et rassemblements • article 92 de la loi du 7 janvier 1983 • application dans le temps • ETAT • lois et reglements • non-rétroactivité • etat • rassemblement constitué sur le territoire de la commune • nécessité • définition • non • rétroactivité • nécessité (non)

Chronologie de l'affaire

Cour d'appel d'Aix-en-Provence
12 novembre 1986
Cour de cassation
9 juillet 1986
Cour de cassation
24 juin 1982

Synthèse

  • Juridiction : Cour de cassation
  • Numéro de pourvoi :
    85-11.779
  • Dispositif : Rejet
  • Référence abrégée :
    Cass. 2e civ., 9 juill. 1986, n° 85-11.779
  • Publication : Publié au bulletin
  • Textes appliqués :
    • (1)
    • (2)
    • Code de l'administration communale 116
    • Code des communes L133-1
    • Loi 1983-01-07 art. 92
  • Précédents jurisprudentiels :
    • (2) A RAPPROCHER : Cour de Cassation, chambre civile 2, 1984-11-28, bulletin 1984 II N° 177 p. 124 (Cassation).
  • Nature : Arrêt
  • Décision précédente :Cour de cassation, 24 juin 1982
  • Identifiant Légifrance :JURITEXT000007017610
  • Identifiant Judilibre :60794b939ba5988459c43691
  • Président : M. Simon, Conseiller doyen faisant fonctions
  • Avocat général : M. Bézio
  • Avocat(s) : la Société civile professionnelle Guiguet, Bachellier et Potier de la Varde, la Société civile professionnelle Lyon-Caen, Fabiani et Liard et la Société civile professionnelle Piwnica et Molinié
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Résumé

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L'article 92 de la loi du 7 janvier 1983, substituant la responsabilité de l'Etat à celle des communes pour les dégâts résultant de crimes ou délits commis par des attroupements, n'étant pas déclaré applicable aux instances en cours, est étranger aux faits antérieurs à son entrée en vigueur.
Auteurs du pourvoi
Personne physique anonymisée
Personne physique anonymisée
Personne physique anonymisée
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Défendeurs au pourvoi

Suggestions de l'IA

Texte intégral

Sur le premier moyen

: Attendu, selon l'arrêt attaqué, rendu sur renvoi après cassation le 24 juin 1982 par la Deuxième chambre civile d'un arrêt de cour d'appel, que, de nuit, un groupe de plusieurs personnes a endommagé, à l'aide d'explosifs, les installations d'une cave appartenant à MM. Y..., X... et Lorenzo sur le territoire de la commune de Ghisonaccia ; que les propriétaires ont demandé à la commune de Ghisonaccia la réparation de leur préjudice sur le fondement de l'article L. 133-1 du Code des communes ; que l'Etat français a été appelé à l'instance ;

Attendu qu'il est fait grief à

l'arrêt d'avoir déclaré la commune civilement responsable des dommages, et écarté, comme irrecevable, l'action formée contre l'Etat, alors que l'Etat aurait dû être déclaré civilement responsable en vertu de l'article 92 de la loi du 7 janvier 1983, d'application immédiate ;

Mais attendu

que ce texte, substituant la responsabilité de l'Etat à celle des communes pour les dégâts résultant de crimes ou délits commis par des attroupements, n'étant pas déclaré applicable aux instances en cours, est étranger aux faits antérieurs à son entrée en vigueur, comme en l'espèce ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

Sur le second moyen

: Attendu qu'il est reproché à l'arrêt d'avoir déclaré la commune civilement responsable, sans rechercher si le groupe des auteurs des dommages s'était constitué sur le territoire de la commune de Ghisonaccia ;

Mais attendu

que l'article 116 du Code de l'administration communale, applicable en la cause, exige seulement, comme l'article L. 133-1 du Code des communes, pour que la responsabilité des communes soit engagée, que des crimes ou délits aient été commis sur leur territoire par un rassemblement ou un attroupement, à force ouverte ou par violence, et qu'ils aient occasionné des dommages ; que ce texte n'exige pas que le rassemblement se soit préalablement formé sur le territoire de la commune ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS

: REJETTE le pourvoi

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