Tribunal administratif de Caen, 27 février 2025, 2500474
Mots clés
requête • requérant • référé • rejet • requis • service • statuer
Chronologie de l'affaire
Tribunal administratif de Caen
27 février 2025
Université de Caen Normandie
4 février 2025
Synthèse
- Juridiction : Tribunal administratif de Caen
- Numéro d'affaire :2500474
- Type de recours : Excès de pouvoir
- Dispositif : Rejet
- Référence abrégée : TA Caen, 27 févr. 2025, n° 2500474
- Nature : Ordonnance
- Décision précédente :Université de Caen Normandie, 4 février 2025
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Chronologie de l'affaire
Tribunal administratif de Caen
27 février 2025
Université de Caen Normandie
4 février 2025
Résumé
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Partie requérante
Personne physique anonymisée
Partie défenderesse
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Texte intégral
Vu la procédure suivante
: Par une requête, enregistrée le 18 février 2025, M. A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 4 février 2025 par laquelle le président de l'université de Caen Normandie lui a interdit l'accès aux activités organisées par le service universitaire des activités physiques et sportives jusqu'à la décision de la commission de discipline compétente à l'égard des usagers. M. B soutient que : - la condition d'urgence est remplie, dès lors que la pratique d'activités sportives est nécessaire à sa santé psychique ; - il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Vu les autres pièces du dossier.Vu le code
de justice administrative. La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.Considérant ce qui suit
: 1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée. 2. Si M. B soutient que la pratique d'activités sportives est nécessaire à sa santé psychique, la décision attaquée n'a pas pour effet de lui interdire toute activité de ce type. Par suite, la condition d'urgence ne peut être regardée comme remplie, faute pour M. B de justifier d'une atteinte suffisamment grave à sa situation. 3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Fait à Caen, le 27 février 2025. Le juge des référés, Signé A. Marchand La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, La greffière, C. BénisCommentaires sur cette affaire
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