Cour de cassation, Chambre sociale, 7 mai 2002, 00-60.424, Publié au bulletin
Portée majeure
Mots clés
representation des salaries • cadre de la représentation • unité économique et sociale • reconnaissance • conditions • entreprises juridiquement distinctes • définition • société • siège
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
7 mai 2002
Tribunal d'instance de Paris
27 novembre 2000
Synthèse
- Juridiction : Cour de cassation
- Numéro de pourvoi :00-60.424
- Dispositif : Cassation
- Référence abrégée : Cass. soc., 7 mai 2002, n° 00-60.424
- Publication : Publié au bulletin
- Textes appliqués :
- Code du travail L431-1
- Précédents jurisprudentiels :
- A RAPPROCHER : Chambre sociale, 1990-11-21, Bulletin 1990, V, n° 578, p. 349 (cassation).
- Nature : Arrêt
- Décision précédente :Tribunal d'instance de Paris, 27 novembre 2000
- Identifiant Légifrance :JURITEXT000007045477
- Identifiant Judilibre :6079b1a89ba5988459c52f49
- Commentaires :
- Président : M. Sargos .
- Avocat général : M. Lyon-Caen.
- Avocat(s) : M. Guinard, la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin, la SCP Vier et Barthélemy.
Voir plus
Chronologie de l'affaire
Cour de cassation
7 mai 2002
Tribunal d'instance de Paris
27 novembre 2000
Résumé
Résumé généré
Résumé de la juridiction
Vous devez être connecté pour pouvoir générer un résumé. Découvrir gratuitement Pappers Justice +
Défendeurs au pourvoi
CGT de la Compagnie générale des eaux de l'Ile de France
CGT de la Compagnie des eaux de Paris
CGT de la Société des eaux de Melun
CGT de la Société française de distribution des eaux
CGT
Voir plus
Suggestions de l'IA
Texte intégral
Donne acte aux syndicats CGT de la Compagnie générale des eaux de l'Ile de France, CGT de la Compagnie des eaux de Paris, CGT de la Société des eaux de Melun et CGT de la Société française de distribution des eaux de leurs désistements ;
Sur le moyen
unique pris en sa première branche :Vu
l'article L. 431-1 du Code du travail ; Attendu que le 28 avril 2000 , la société Compagnie générale des eaux (CGE), quarante-six sociétés filiales de la CGE, la société Vivendi pour le compte de dix-huit établissements régionaux et partie de son établissement " Siège ", et les organisations syndicales UNSA, CFDT, CFTC et CFE-CGC ont signé un accord reconnaissant une unité économique et sociale " Générale des eaux " répondant à la réorganisation des activités Eau du groupe Vivendi ; que les organisations syndicales CGT et CGT-FO n'en ayant pas été signataires, elles ont été attraites devant le tribunal d'instance en reconnaissance de l'existence de cette unité économique et sociale ; Attendu que pour reconnaître l'existence de l'unité économique et sociale, dénommée " Générale des eaux " entre d'une part, quarante-six sociétés, filiales de la Compagnie générale des eaux et d'autre part dix-huit établissements régionaux et une partie de l'établissement " Siège " de la société Vivendi, le tribunal d'instance énonce que si c'est en principe au niveau des entreprises que doit s'apprécier l'existence d'une unité économique et sociale, il n'en est pas nécessairement ainsi lorsque l'unité alléguée est limitée à un secteur de production de ces entreprises ; qu'une société et un établissement dépendant d'une autre société peuvent alors former une unité économique et sociale ; que force est d'admettre au vu des éléments produits que toutes les sociétés demanderesses et les établissements visés en demande de la société Vivendi exercent des activités complémentaires ou identiques ;Attendu cependant qu'il ne peut y avoir d'unité économique et sociale reconnue par convention ou par décision de justice qu'entre des personnes juridiquement distinctes prises dans l'ensemble de leurs établissements et de leurs personnels ; d'où il suit, qu'en statuant comme il l'a fait, le tribunal d'instance a violé le texte susvisé ;
Par ces motifs
et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen : CASSE ET ANNULE en toutes ses dispositions, le jugement rendu le 27 novembre 2000, entre les parties, par le tribunal d'instance de Paris 8e ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal d'instance de Puteaux.Commentaires sur cette affaire
L'accès aux commentaires est réservé aux utilisateurs premium.
Note...