Tribunal de commerce de Dijon, PROCEDURE COLLECTIVE, 23 juin 2026, 2026002442
Mots clés
redressement • requête • rapport • ressort • absence • pouvoir • preuve • remise • siren • société • terme
Chronologie de l'affaire
Synthèse
- Juridiction : Tribunal de commerce de Dijon
- Numéro de pourvoi :2026002442
- Référence abrégée : T. com. Dijon, 23 juin 2026, n° 2026002442
- Identifiant Judilibre :6a3cf84dcdc6046d47a238b8
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Chronologie de l'affaire
Tribunal de commerce de Dijon
23 juin 2026
Résumé
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Partie demanderesse
MADE IN FOOD
défendu(e) par RODRIGUEZ-MARTINEZ Jose Andres
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Texte intégral
Numéro d'inscription au répertoire général : 2026 002442 Numéro PC : 4163585
TRIBUNAL DE COMMERCE DE DIJON
DEUXIEME CHAMBRE
JUGEMENT DU 23/06/2026
A l'égard de :
MADE IN FOOD (SAS) [Adresse 1]
Numéro SIREN : 892 893 173
Prise en la personne de son représentant légal : Monsieur [J] [M], présent à l'audience et assisté de Maître José Andrés RODRIGUEZ MARTINEZ
Débats en Chambre du Conseil : Audience du 16/06/2026
COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ :
PRÉSIDENT : Jérôme PRINCE JUGES : Cécile FUCHEY Yannick PARIS
GREFFIER LORS DES DÉBATS
: Julie MATLOSZ
SIGNÉ électroniquement par le président de formation et le greffier - mention des noms et prénoms des signataires au pied du dispositif de la décision.
Ministère public auquel le dossier a été communiqué Représenté par : Olivier CARACOTCH
Redevances de greffe : 76,10 dont tva : 10,06
RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE
Le Tribunal a ouvert une procédure de redressement judiciaire, conformément aux dispositions légales à l'égard de MADE IN FOOD (SAS) ;
Au cours de la période d'observation, le mandataire judiciaire a présenté un rapport aux fins de voir prononcer la liquidation judiciaire aux motifs que l'entreprise ne peut poursuivre son activité.
Conformément à l'article L.631-15 du Code de commerce et à la jurisprudence de la Cour de Cassation, le débiteur a été dûment appelé à l'audience.
MOTIFS
DE LA DÉCISION En droit Aux termes de l'article L. 631-15 du Code de commerce : « I.-Au plus tard au terme d'un délai de deux mois à compter du jugement d'ouverture, le tribunal ordonne la poursuite de la période d'observation s'il lui apparaît que le débiteur dispose à cette fin de capacités de financement suffisantes. Toutefois, lorsque le débiteur exerce une activité agricole, ce délai peut être modifié en fonction de l'année culturale en cours et des usages spécifiques aux productions de cette exploitation. Le tribunal se prononce au vu d'un rapport, établi par l'administrateur ou, lorsqu'il n'en a pas été désigné, par le débiteur. II.-A tout moment de la période d'observation, le tribunal, à la demande du débiteur, de l'administrateur, du mandataire judiciaire, d'un contrôleur, du ministère public ou d'office, peut ordonner la cessation partielle de l'activité ou prononce la liquidation judiciaire si le redressement est manifestement impossible. Il statue après avoir entendu ou dûment appelé le débiteur, l'administrateur, le mandataire judiciaire, les contrôleurs et la ou les personnes désignées par le comité social et économique, et avoir recueilli l'avis du ministère public. Lorsque le tribunal prononce la liquidation, il met fin à la période d'observation et, sous réserve des dispositions de l'article L. 641-10, à la mission de l'administrateur. » Toutefois la Cour de Cassation, dans un arrêt du 18/01/2023 énonce que « Si l'obligation d'une convocation par le greffe du débiteur s'impose lorsque le tribunal exerce son pouvoir d'office ou que l'ouverture de la procédure collective est demandée sur requête du ministère public, elle ne s'applique pas lorsque la demande de conversion est formée sur requête d'un mandataire. » En effet, la Cour estime que lorsque la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire est demandée par voie de requête du mandataire judiciaire ou de l'administrateur judiciaire, la convocation du débiteur par le greffe n'est pas requise. La seule exigence est que le débiteur ait été entendu ou dûment appelé avant que le tribunal statue. Dans cette dernière hypothèse, il suffit que le débiteur ait été informé et mis en mesure de présenter ses observations. En l'espèce, la Cour relève que le mandataire avait communiqué sa requête au débiteur et que celui-ci était représenté à l'audience par son avocat. En faits Le mandataire judiciaire explique que dans la mesure où la société ne démontre pas qu'elle dispose des capacités de financement suffisantes pour assurer la poursuite de la période d'observation, il échet de prononcer la liquidation judiciaire puisque le redressement est manifestement impossible. En effet, il souligne une absence totale de remise des éléments comptables et prévisionnels par le dirigeant, une incapacité à faire face aux charges courantes, un passif antérieur disproportionné et une trésorerie axsangue. A l'audience, le dirigeant et son conseil indiquent qu'une partie du passif postérieur a été réglé, sans pour autant en apporter la preuve. Il ressort des éléments du dossier que le redressement est manifestement impossible. Par conséquent le Tribunal décide, compte tenu des éléments communiqués qu'il y a lieu de convertir la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire et de convoquer le débiteur pour que soit statué sur la clôture de la procédure.PAR CES MOTIFS
Le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant publiquement, CONTRADICTOIREMENT ET EN PREMIER RESSORT ; Vu l'article L. 631-15 du Code de commerce, Vu le rapport de Monsieur le juge-commissaire, Ouï Monsieur Le Procureur en ses observations écrites ;PRONONCE
la liquidation judiciaire de : MADE IN FOOD (SAS) [Adresse 1] RCS n° 892 893 173 ; MET FIN à la période d'observation ; MAINTIENT en ses fonctions Juge-commissaire : Ludovic MOUNIER ; NOMME Liquidateur : SELARL ASTEREN prise en la personne de Maître [C] [B] [Adresse 2] [Localité 1] [Adresse 3] ; ORDONNE le rappel de l'affaire à l'audience du 20/06/2028 à 09 heures 15 pour l'examen de la clôture de la liquidation conformément aux dispositions de l'article L 644-5 du Code de commerce; JUGEMENT - Tribunal de commerce de DIJON Décision signée électroniquement au moyen d'un certificat qualifié. CONVOQUE le débiteur et avise le liquidateur, à se présenter devant ce Tribunal à la date et à l'heure de l'audience indiquée ; 4 DIT que le débiteur ou son représentant devra communiquer au greffe du tribunal de commerce, tout changement d'adresse de son domicile personnel, pour les besoins de la procédure ; PASSE les dépens en frais privilégiés de procédure collective; Retenu à l'audience du 16/06/2026 et après débats ; Prononcé publiquement par mise à disposition au Greffe du Tribunal de Commerce, les parties en ayant été préalablement avisées, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile.Commentaires sur cette affaire
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