Tribunal administratif de Grenoble, 23 avril 2025, 2504067
Mots clés
requête • rejet • requis • terme
Chronologie de l'affaire
Synthèse
- Juridiction : Tribunal administratif de Grenoble
- Numéro d'affaire :2504067
- Type de recours : Excès de pouvoir
- Dispositif : Rejet
- Référence abrégée : TA Grenoble, 23 avr. 2025, n° 2504067
- Nature : Ordonnance
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Chronologie de l'affaire
Tribunal administratif de Grenoble
23 avril 2025
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Texte intégral
Vu la procédure suivante
: Par une requête enregistrée le 16 avril 2025, M. D C et M. A B, demandent au juge des référés d'annuler l'ensemble des délibérations soumises au conseil municipal du 15 avril 2025 de la commune de Collonges-sous-Salève ; Il soutient que le conseiller municipal A B n'a pas été régulièrement convoqué à la séance du conseil municipal ; Vu les autres pièces du dossier ;Vu le code
de justice administrative. Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.Considérant ce qui suit
: 1. MM. C et B indiquent saisir le juge des référés et lui demandent d'annuler l'ensemble des délibérations soumises au conseil municipal du 15 avril 2025 de la commune de Collonges-sous-Salève. 2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Le même code dispose à son article L. 521-2 : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " ; à son article L. 521-3 : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision " à son article L. 522-1 que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; à son article L. 522-3 que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". 3. Les demandes présentées devant le juge des référés statuant en urgence sont régies par les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative et sont instruites et jugées selon des règles différentes, suivant qu'elles s'appuient sur l'un ou l'autre de ces articles. Il en résulte qu'une demande adressée au juge des référés ne saurait être fondée indistinctement sur ces dispositions qui n'ont ni le même objet ni les mêmes conditions de mise en œuvre. MM. C et B présentent des conclusions sans préciser sur lequel de ces trois articles ils entendent se fonder. Leur requête est par suite manifestement irrecevable. Il y a lieu par suite de la rejeter en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.O R D O N N E :
Article 1er : La requête de MM. C et B est rejetée. Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. D C et M. A B. Fait à Grenoble, le 23 avril 2025. Le juge des référés, P. Thierry La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. No 25040672Commentaires sur cette affaire
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