Logo pappers Justice

Tribunal judiciaire d'Amiens, 4 décembre 2024, 24/00419

Mots clés
préjudice • prescription • société • rapport • transports • référé • hôpital • statut • chèque • handicapé • pouvoir • preuve • procès • production • produits

Synthèse

Voir plus

Résumé

Vous devez être connecté pour pouvoir générer un résumé.

Suggestions de l'IA

Texte intégral

DU : 04 Décembre 2024 __________________ ORDONNANCE DE REFERE Demande en réparation des dommages causés par des véhicules terrestres à moteur Sans procédure particulière AFFAIRE : [E] C/ Organisme CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE LA SOMME, Société LA MUTUELLE D'ASSURANCE DE L'ARTISANAT ET DES TRANSPORTS, G.I.E. MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES Répertoire Général N° RG 24/00419 - N° Portalis DB26-W-B7I-IDA5 __________________ Expédition exécutoire le : 04 Décembre 2024 à : Me Hamel à : Me Le Roy à : à : Expédition le : à : à : à : Expert X2 TRIBUNAL JUDICIAIRE D'AMIENS _____________________________________________________________ ORDONNANCE DE REFERE du QUATRE DECEMBRE DEUX MIL VINGT QUATRE _____________________________________________________________ Nous, ERIC BRAMAT, Président, statuant en qualité de juge des référés, assisté de Céline FOURCADE, adjoint administratif faisant fonction de greffier, avons rendu la décision dont la teneur suit : ENTRE : Madame [N] [E] née le [Date naissance 4] 1988 à de nationalité Française [Adresse 11] [Adresse 11] [Localité 10] représentée par Maître Christine HAMEL de la SELARL CHRISTINE HAMEL, avocat au barreau d'AMIENS - DEMANDEUR(S) - ET : CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE LA SOMME (CPAM) [Adresse 9] [Localité 10] non comparante, ni représentée G.I.E. MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES [Adresse 12] [Adresse 12] [Localité 7] représentée par Maître Jérôme LE ROY de la SELARL LX AMIENS-DOUAI, avocat postulant au barreau d'AMIENS substitué par Me Eric POILLY, avocat au barreau d'AMIENS, Maître Sébastien THEVENET de la SELARL JURISQUES, avocat plaidant au barreau de LYON - DÉFENDEUR(S) - LA MUTUELLE D'ASSURANCE DE L'ARTISANAT ET DES TRANSPORTS (SIREN 333 672 293) [Adresse 6] [Localité 8] représentée par Maître Jérôme LE ROY de la SELARL LX AMIENS-DOUAI, avocat postulant au barreau d'AMIENS substitué par Me Eric POILLY, avocat au barreau d'AMIENS, Maître Sébastien THEVENET de la SELARL JURISQUES, avocat plaidant au barreau de LYON - INTERVENANTE VOLONTAIRE - EXPOSE DU LITIGE Vu les assignations en référé en date des 4 et 7 octobre délivrées par Madame [N] [E] à la CPAM de la Somme et au GIE MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES, au visa de l'article 145 du code de procédure civile, afin de : Déclarer Madame [N] [E] recevable et bien fondée en sa demande d'expertise médicale dans le cadre du préjudice en aggravation consécutif à l'accident du 26 juillet 2018 ; Ordonner une expertise médicale ;Dire la décision à intervenir opposable à la CPAM de la Somme ; L'affaire a été entendue, après avoir fait l'objet d'un renvoi contradictoire réalisé à la demande des parties, à l'audience du 20 novembre 2024. Madame [N] [E] a comparu par son conseil et a maintenu l'ensemble de ses demandes. Le GIE MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES et la Société MUTUELLE D'ASSURANCE DE L'ARTISANAT ET DES TRANSPORTS (MAT), intervenante volontaire, ont comparu par leur conseil commun et ont demandé au juge des référés de : Déclarer recevable et bien fondée l'intervention volontaire de la Société MAT ; Prononcer la mise hors de cause du GIE MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES ;Donner acte à la Société MAT de ses protestations et réserves d'usages quant à la mesure d'expertise sollicitée par Madame [N] [E] ; Dire que l'expert aura pour mission : A partir des déclarations de la partie demanderesse imputables au fait dommageable et des documents médicaux fournis, décrire l'évolution de son état depuis la précédente expertise et se prononcer sur l'aggravation invoquée ; préciser notamment si l'évolution constatée depuis la précédente expertise est imputable de façon directe et certaine à l'accident ou si elle résulte au contraire d'un fait pathologique indépendant, d'origine médicale ou traumatique ;Indiquer si l'état présent de la victime justifie une modification des précédentes conclusions d'expertise sur l'un ou l'autre des chefs de préjudice retenus ou écartés ;Condamner Madame [N] [E] aux dépens de l'instance ; La CPAM de la Somme, bien que régulièrement citée, n'a pas comparu. Vu les dernières écritures déposées par les parties ; L'affaire a été mise en délibéré pour l'ordonnance être rendue le 4 décembre 2024 par mise à disposition au

MOTIFS

Stervention volontaire et la demande de mise hors de cause : La Société MAT intervient volontairement en qualité d'assureur du véhicule ayant percuté Madame [N] [E] de sorte qu'il y a lieu de recevoir son intervention volontaire et de mettre hors de cause le GIE MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES, initialement assigné en cette qualité. Sur la demande d'expertise : Sur le fondement de l'article 145 du Code de procédure civile le juge des référés peut, s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, ordonner les mesures d'instruction légalement admissibles, à la demande de tout intéressé. Au cas précis, il résulte des pièces versées aux débats, et notamment de : Rapport d'expertise du Docteur [F] (12/04/2021) ;Note d'honoraires anesthésiste (29/O4/2021) ;Certificat du Docteur [O] (1 l/05/2021) ;Prescription IRM genou gauche (19/05/2021) ;Lettre du Docteur [U] (07/06/2021) ;Note d'honoraires anesthésiste (1 l/06/2021) ;Prescription (04/07/2021) ;Compte IRM genou droit (05/07/2021) ;Bulletin d'hospitalisation (08/07/2021) ;Compte rendu de traitement toxine botulique (08/07/2021) ;Compte rendu d'1RM genou gauche (09/07/2021) ; Note d'honoraires anesthésiste (08/07/2021) ;Convocation pour IRM genou (09/07/2021) ;Lettre du Docteur [A] (25/09/2021) ;Talon chèque (clinique) ;Ordonnance (04/10/2021) ;Note d'honoraires anesthésiste (04/10/2021) ;Ordonnance du 05/12/2021 ;Ordonnance (10/12/2021) ;Justificatif frais médicaux (10/12/2021) ;Lettre du Docteur [A] (l0/l2/2021) ;Note d'honoraire anesthésiste (19/0 l/2022) ;Bulletin de situation (19/01/2022) ;Facture clinique [14] (19/01/2022) ;Justificatifs frais médicaux ;Justificatifs frais médicaux ;Bordereau de facturation de la Clinique [14] (25/01/2022) ;Facture clinique (I4/02/2022) ;Ordonnance (1 l/04/2022) ;Facture pharmacie (13/04/2022) ;Ordonnance (19/04/2022) ;Ordonnance (09/06/2022) ;Ordonnance (10/06/2022) ;Bordereau de facturation de la Clinique [14] (13/06/2022) ;Facture clinique (04/07/2022) ;Compte rendu IRM genou gauche (30/06/2021) ;Prescription séances de massage (19/10/2022) ;Bulletin de situation (28/10/2022) ;Ordonnance (02/11/2022) ;Bulletin de situation (19/12/2022) ;Injections toxine botulique (21/12/2022) ;Facture pharmacie (20/12/2022) ;Prescription pour séances de massage (06/02/2023) ;Certificat du Docteur [J] (06/02/2023) ;Attestation de Mme [E] (17/02/2023) ;Certificat du Docteur [T] (24/02/2023) ;Prescription pour massages (13/03/2023) ;Certificat du Docteur [P] (15/03/2023) ;Bulletin de situation (14/03/2023) ;Certificat du Docteur [Z] (16/03/2023) ;Bordereau de facturation de la clinique (04/05/2023) ;Notification de décision de la MDPH pour la carte Mobilité inclusion (17/05/2023) ;Notification de la MDPH pour orientation professionnelle (17/05/2023) ;Notification de décision (le la MDPH pour la qualité de travailleur handicapé (17/05/2023) ;Bulletin de situation (21/06/2023) ;Bulletin de situation (06/09/2023) ;Certificat du Docteur [T] (26/12/2023) ;Certificat du Docteur [J] (12/01/2024) ;Offre de transaction de MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES (07/04/2022) ;Récapitulatif des séances de kinésithérapie ;Factures de l'l1ôpital privé [14] ;Notification de décision de la MDPH de la Somme (23/05/2024) ;Prescription du Docteur [J] pour des séances de kiné (02/07/2024) ;Factures hôpital ;Bulletin de situation Hôpital privé [14] (03/07/2024) ;Lettre du Docteur [D] (03/07/2024) ;Facture ostéopathe (08/07/2024) ;Devis podologue (17/07/2024) ;Facture podologue (17/07/2024) ;Facture ostéopathe (22/07/2024) ;Facture ostéopathe (11/09/2024) ;Prescription du Docteur [J] (23/09/2024) ;Qu'il existe un motif légitime à voir ordonner l'expertise sollicitée suivant les modalités prévues au dispositif. Concernant les demandes relatives à la mission de l'expert, il sera rappelé que la détermination de celle-ci relève de l'office du juge qui se prononce après avoir entendu les parties en considération du litige in futurum et des pièces produites par les parties ci-avant listées. Sur les dépens : En application de l'article 491 alinéa 2 du Code de procédure civile, le juge des référés statue sur les dépens. Selon l'article 696 du même code, la partie perdante est condamnée aux dépens à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge de l'autre partie. Au cas précis, les dépens resteront à la charge de Madame [N] [E] qui a intérêt à la mesure, sauf leur récupération éventuelle au fond.

PAR CES MOTIFS

Le Président statuant en référés, par ordonnance réputée contradictoire en premier ressort et par mise à disposition au greffe : RECOIT l'intervention volontaire de la Société MUTUELLE D'ASSURANCE DE L'ARTISANAT ET DES TRANSPORTS (MAT) ; MET HORS DE CAUSE le GIE MONCEAU ASSURANCES DOMMAGES ; ORDONNE une mesure d'expertise et COMMET pour y procéder : Docteur [I] [Y] Centre hospitalier universitaire Nord [Adresse 5] [Localité 10] Tél : [XXXXXXXX01] Fax : [XXXXXXXX02] Port. : [XXXXXXXX03] Mèl : [Courriel 13] Avec mission de : Préparation de l'expertise et examen Contact avec la victime et convocation : Dans le respect des textes en vigueur, dans un délai minimum de 15 jours, informer par courrier Madame [N] [E] de la date de l'examen médical auquel elle devra se présenter. Convoquer les parties et leurs conseils en les informant de leur droit de se faire assister par un médecin conseil de leur choix ; Dossier médical Se faire communiquer par Madame [N] [E] tous documents médicaux relatifs à l'accident, en particulier le certificat médical initial, le(s) compte(s) rendu(s) d'hospitalisation, le dossier d'imagerie, etc. Prendre connaissance des précédentes expertises ; Situation personnelle et professionnelle Prendre connaissance de l'identité de la victime ; fournir le maximum de renseignements sur son mode de vie, ses conditions d'activités professionnelles, son statut exact ; préciser, s'il s'agit d'un enfant, d'un étudiant ou d'un élève en formation professionnelle, son niveau scolaire, la nature de ses diplômes ou de sa formation ; s'il s'agit d'un demandeur d'emploi, préciser son statut et/ou sa formation.

Rappel des faits

A partir des déclarations de la victime (ou de son entourage si nécessaire) et des documents médicaux fournis : Relater les circonstances de l'accident ;Décrire en détail les lésions initiales, les suites immédiates et leur évolution ;Décrire, en cas de difficultés particulières éprouvées par la victime, les conditions de reprise de l'autonomie et, lorsqu'elle a eu recours à une aide temporaire (humaine ou matérielle), en préciser la nature et la durée, consigner et émettre un avis motivé sur sa nécessité et son imputabilité ; Soins avant consolidation Décrire tous les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu'à la consolidation, en précisant leur imputabilité, leur nature, leur durée et en indiquant les dates exactes d'hospitalisation avec, pour chaque période, la nature et le nom de l'établissement, le ou les services concernés. Indiquer la nature de tous les soins et traitements prescrits imputables à l'accident et, si possible, la date de la fin de ceux-ci. Lésions initiales et évolution Dans le chapitre des commentaires et/ou celui des documents présentés, retranscrire dans son intégralité le certificat médical initial, en préciser la date et l'origine et reproduire totalement ou partiellement les différents documents médicaux permettant de connaître les lésions initiales et les principales étapes de leur évolution. Examens complémentaires Prendre connaissance des examens complémentaires produits et les interpréter. Doléances Recueillir et retranscrire dans leur entier les doléances exprimées par la victime (ou par son entourage si nécessaire) en lui (leur) faisant préciser notamment les conditions, dates d'apparition et importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle, ainsi que leurs conséquences sur la vie quotidienne. Antécédents et état antérieur Dans le respect du Code de déontologie médicale, interroger la victime sur ses antécédents médicaux, ne les rapporter et ne les discuter que s'ils constituent un état antérieur susceptible d'avoir une incidence sur les lésions, leur évolution et les séquelles présentées. Au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l'état antérieur et la part imputable au fait dommageable ; Au cas où il n'y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l'avenir Examen clinique Procéder à un examen clinique détaillé en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime. Retranscrire ces constatations dans le rapport. Analyser dans une discussion précise et synthétique l'imputabilité entre l'accident, les lésions initiales et les séquelles invoquées en se prononçant sur : La réalité des lésions initiales,La réalité de l'état séquellaire en décrivant les actes, gestes et mouvements rendus difficiles ou impossibles en raison de l'accident, L'imputabilité directe et certaine des séquelles aux lésions initiales, et en précisant l'incidence éventuelle d'un état antérieur ; Analyse et évaluation Perte de gains professionnels actuels Indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire dans l'incapacité d'exercer totalement ou partiellement son activité professionnelle ; Déficit fonctionnel temporaire Déterminer la durée du déficit fonctionnel temporaire, période pendant laquelle, pour des raisons médicales en relation certaine et directe avec l'accident, la victime a dû interrompre totalement ses activités professionnelles ou ses activités habituelles ; Si l'incapacité fonctionnelle n'a été que partielle, en préciser le taux ; Préciser la durée des arrêts de travail au regard des organismes sociaux ; si cette durée est supérieure à l'incapacité temporaire retenue, dire si ces arrêts sont liés au fait dommageable ; Fixer la date de consolidation Fixer la date de consolidation, qui est le moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent tel qu'un traitement n'est plus nécessaire, si ce n'est pour éviter une aggravation ; Si la date de consolidation ne peut pas être fixée, l'expert établira un pré-rapport décrivant l'état provisoire de la victime et indiquera dans quel délai celle-ci devra être réexaminée ; Déficit fonctionnel permanent Indiquer si, après la consolidation, la victime subit un déficit fonctionnel permanent ; évaluer l'altération permanente d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychiques en en chiffrant le taux ; Chiffrer, par référence au "Barème indicatif des déficits fonctionnels séquellaires en droit commun" le taux éventuel de déficit fonctionnel permanent (état antérieur inclus) imputable à l'accident, résultant de l'atteinte permanente d'une ou plusieurs fonctions persistant au moment de la consolidation, le taux de déficit fonctionnel devant prendre en compte, non seulement les atteintes aux fonctions physiologiques de la victime mais aussi les douleurs physiques et morales permanentes qu'elle ressent, la perte de qualité de vie et les troubles dans les conditions d'existence qu'elle rencontre au quotidien après consolidation ; dans l'hypothèse d'un état antérieur, préciser en quoi l'accident a eu une incidence sur celui-ci et décrire les conséquences de cette situation ; Dire si des douleurs permanentes existent et comment elles ont été prises en compte dans le taux retenu. Au cas où elles ne l'auraient pas été compte tenu du barème médico-légal utilisé, proposer une majoration dudit taux en considération de l'impact de ces douleurs sur les fonctions physiologiques, sensorielles, mentales et psychiques de la victime. Décrire les conséquences de ces altérations permanentes et de ces douleurs sur la qualité de vie de la victime. Dans l'hypothèse d'un état antérieur, préciser en quoi l'accident a eu une incidence sur cet état antérieur et décrire les conséquences. Assistance par tierce personne Indiquer le cas échéant si l'assistance constante ou occasionnelle d'une aide humaine (étrangère ou non à la famille) a été et/ou est nécessaire pour accomplir les actes de la vie quotidienne ; décrire précisément les besoins en tierce personne, préciser la nature de l'aide à prodiguer et sa durée quotidienne ; Indiquer, le cas échéant Si l'assistance d'une tierce personne constante ou occasionnelle est, ou a été, nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d'intervention quotidienne) ;Si des appareillages, des fournitures complémentaires et si des soins postérieurs à la consolidation sont à prévoir ; préciser la périodicité du renouvellement des appareils, des fournitures et des soins ;Donner le cas échéant un avis sur l'aptitude à mener un projet de vie autonome ; Dépenses de santé futures Décrire les soins futurs et les aides techniques compensatoires au handicap de la victime (prothèses, appareillage spécifique, véhicule) en précisant la fréquence de leur renouvellement; Frais de logement et de véhicule adaptés Dire si l'état de la victime avant ou après consolidation emporte un besoin temporaire ou définitif de logement adapté Le cas échéant, le décrire ; Dire si l'état de la victime avant ou après consolidation emporte un besoin temporaire ou définitif de véhicule adapté Le cas échéant, le décrire Perte de gains professionnels futurs Indiquer si le déficit fonctionnel permanent entraine l'obligation pour la victime de cesser totalement ou partiellement son activité professionnelle, d'adapter celle-ci ou de changer d'activité professionnelle. Incidence professionnelle Lorsque la victime allègue une répercussion dans l'exercice de ses activités professionnelles, recueillir les doléances, les analyser, les confronter avec les séquelles retenues, en précisant les gestes professionnels rendus plus difficiles ou impossibles ; dire si un changement de poste ou d'emploi apparaît lié aux séquelles ; Indiquer si le déficit fonctionnel permanent entraine d'autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, "dévalorisation" sur le marché du travail…). Préjudice scolaire, universitaire ou de formation Si la victime est scolarisée ou en cours d'étude, dire si en raison des lésions consécutives au fait traumatique, elle a subi une perte d'année scolaire, universitaire ou de formation, l'obligeant, le cas échéant à se réorienter ou à renoncer à certaines formations. Préciser si la victime n'a jamais pu être scolarisée ou si elle a été en milieu adapté ou de façon partielle. Souffrances endurées Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales endurées pendant la maladie traumatique (avant consolidation) du fait des blessures subies. Les évaluer selon l'échelle habituelle de sept degrés ; Préjudice esthétique temporaire et/ou définitif Donner un avis sur l'existence, la nature et l'importance du préjudice esthétique, en précisant s'il est temporaire (avant consolidation) ou définitif. L'évaluer selon l'échelle habituelle de sept degrés, indépendamment de l'éventuelle atteinte fonctionnelle prise en compte au titre du déficit ; Préjudice sexuel Dire s'il existe un préjudice sexuel ; le décrire en précisant s'il recouvre l'un ou plusieurs des trois aspects pouvant être altérés séparément ou cumulativement, partiellement ou totalement : la morphologie, l'acte sexuel (libido, impuissance ou frigidité) et la fertilité (fonction de reproduction) ; Préjudice d'agrément Décrire toute impossibilité ou gêne fonctionnelle ou physiologique dans l'exercice d'activité de sport ou de loisirs que la victime indique pratiquer. Lorsque la victime allègue l'impossibilité de se livrer à des activités spécifiques de sport et de loisir, donner un avis médical sur cette impossibilité et son caractère définitif, sans prendre position sur l'existence ou non d'un préjudice afférent à cette allégation ; Donner un avis sur la perte de chance de pouvoir pratiquer de nouvelles activités de sport ou de loisir Préjudices permanents exceptionnels Dire si la victime subit des préjudices permanents exceptionnels correspondant à des préjudices atypiques directement liés aux handicaps permanents ; Sur les obligations attachées au déroulement de l'expertise : DIT que l'Expert devra faire connaître sans délai son acceptation au juge chargé du contrôle de l'expertise, et devra commencer ses opérations dès sa saisine ; DIT qu'en cas d'empêchement ou de refus de l'Expert, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé du contrôle de l'expertise ; DIT que l'Expert devra accomplir sa mission conformément aux articles 232 et suivants du Code de procédure civile, notamment en ce qui concerne le caractère contradictoire des opérations ; DIT que l'Expert devra tenir le juge chargé du contrôle de l'expertise, informé du déroulement de ses opérations et des difficultés rencontrées dans l'accomplissement de sa mission ; DIT que l'Expert devra faire connaître sans délai aux parties le montant prévisible des opérations d'expertise en même temps que la nécessité d'une consignation complémentaire dont il adressera la demande immédiatement au juge chargé du contrôle de l'expertise avec copie aux parties en les invitant à faire valoir leurs observations au juge chargé du contrôle sous quinze jours ; DIT que l'Expert est autorisé à s'adjoindre tout spécialiste de son choix sous réserve d'en informer le juge chargé du contrôle de l'expertise et les parties ; DIT que l'Expert devra remettre un document de synthèse aux parties ; Rappelle aux parties qu'à compter de la réception du document de synthèse : Elles disposent d'un délai de trois semaines fixé par l'Expert pour adresser leurs dires, et que ce délai est impératif ;Les dires doivent concerner les appréciations techniques et que l'Expert ne peut être saisi de questions de nature purement juridique ; DIT que l'Expert devra déposer son rapport définitif (accompagné des documents annexés ayant servi à son établissement, ceux qui le complètent ou contribuent à sa compréhension et restituera les autres contre récépissé aux personnes les ayant fournis) et sa demande de rémunération au greffe du tribunal, dans le délai de rigueur de six mois à compter de l'avis de dépôt de consignation (sauf prorogation dûment autorisée), et communiquer ces deux documents aux parties ; DIT que les parties disposeront d'un délai de quinze jours à compter de sa réception pour adresser au greffe (service des expertises) leurs observations sur la demande de rémunération ; DIT que si la personne objet de l'examen n'est pas consolidée à la date de l'expertise, elle pourra ressaisir l'expert sur production d'un certificat médical de son médecin traitant attestant de la consolidation de son état et à charge de consigner préalablement une provision complémentaire de 500 euros TTC ; DIT dès lors que l'expert devra s'assurer de la consolidation de l'état de l'intéressé et lorsque cette consolidation sera effective, reprendre ses opérations en vue d'aboutir au dépôt de son rapport définitif ; DIT que Madame [N] [E] devra consigner entre les mains du régisseur de ce tribunal la somme de 600 euros TTC à titre d'avance sur la rémunération de l'expert avant le 4 février 2024 ; COMMET Éric BRAMAT, Président, Juge chargé du contrôle des expertises, pour surveiller l'exécution de la mesure ; DIT que les dépens doivent rester en l'état à la charge de Madame [N] [E] sauf leur récupération éventuelle dans le cadre d'une instance au fond ultérieure, au besoin l'y condamne ; Ainsi jugé et prononcé à AMIENS les jours, mois et an susmentionnés. LA GREFFIERE LE PRESIDENT

Commentaires sur cette affaire

L'accès aux commentaires est réservé aux utilisateurs premium.
Note...