Tribunal judiciaire de Marseille, 27 juin 2024, 24/02719
Mots clés
commandement • résiliation • référé • contrat • principal • solde • provision • remise • saisine • signification • société • terme • immobilier • préjudice • preneur
Chronologie de l'affaire
Synthèse
- Juridiction : Tribunal judiciaire de Marseille
- Numéro de pourvoi :24/02719
- Dispositif : Délibéré pour mise à disposition de la décision
- Référence abrégée : TJ Marseille, 27 juin 2024, n° 24/02719
- Identifiant Judilibre :6889125b164153e3cd1d6993
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Chronologie de l'affaire
Tribunal judiciaire de Marseille
27 juin 2024
Résumé
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Partie demanderesse
Partie défenderesse
Personne physique anonymisée
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
Pôle de Proximité
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ORDONNANCE DU : 12 Septembre 2024
Président : Madame ZARB, Vice-Présidente
Greffier : Madame BOINE, Greffier
Débats en audience publique le : 27 Juin 2024
GROSSE :
Le 16 septembre 2024
à Me SANGUINETTI
Le ...................................................
à Me ...............................................
Le ...................................................
à Me ...............................................
EXPEDITION :
Le 16 septembre 2024
à Mme [K]
Le ..........................................................
à Me ......................................................
Le ...........................................................
à Me ......................................................
N° RG 24/02719 - N° Portalis DBW3-W-B7I-433Z
PARTIES :
DEMANDERESSE
S.A. IN'LI PACA venant aux droits de M [G] [F],
dont le siège social est sis [Adresse 1]
représentée par Me Eliette SANGUINETTI, avocat au barreau de MARSEILLE
DEFENDERESSE
Madame [Z] [K]
née le 04 Mai 1975 à [Localité 3] (13)
demeurant [Adresse 2]
comparante
-EXPOSÉ DU LITIGE :
Par acte sous seing privé établi le 31 mars 2017 ayant pris effet le 1er avril 2017, Monsieur [G] [F] a consenti à Madame [Z] [K] un bail d'habitation portant sur un appartement situé [Adresse 4], moyennant le paiement d'un loyer mensuel initialement fixé à 531 euros, outre 160 euros au titre de provisions sur charges.
Les loyers n'ont pas été scrupuleusement réglés.
Un commandement de payer visant la clause résolutoire a été délivré en conséquence à Madame [Z] [K], le 08 décembre 2023, aux fins d'obtenir paiement de la somme de 2 034,54 euros en principal.
La situation d'impayés a été signalée à la CCAPEX des Bouches-du-Rhône le 11 décembre 2023.
Par acte de commissaire de justice du 16 avril 2024, dénoncé le 17 avril 2024, par voie électronique au Préfet des Bouches-du-Rhône, la S.A IN'LI PACA, venant aux droits de Monsieur [G] [F], a fait assigner en référé Madame [Z] [K], devant le juge des contentieux de la protection et demande au juge des référés de :
condamner Madame [Z] [K] au paiement de la somme provisionnelle de 2 736,20 € due au titre des loyers et charges impayés à la date du 11 mars 2024, avec intérêts au taux légal à compter de la date de la signification du commandement de payer ;le constat de la résiliation du bail d'habitation par l'effet de la clause résolutoire ;l'expulsion de Madame [Z] [K] ainsi que celle de tous occupants de son chef des lieux loués et avec le concours de la force publique si besoin est ;condamner Madame [Z] [K] au paiement d'une indemnité d'occupation mensuelle provisionnelle égale au montant du dernier loyer échu et charges jusqu'à la libération effective des lieux ;condamner Madame [Z] [K] au paiement de la somme de 800 € au titre de l'indemnité de l'article 700 du Code de procédure civile, et aux entiers dépens de l'instance en ce compris le coût du commandement déjà signifié.
L'affaire a été appelée et retenue à l'audience du 27 juin 2024.
A l'audience, la S.A IN'LI PACA, représentée par son avocat, s'en rapporte à son exploit introductif d'instance. Elle verse aux débats un décompte actualisé de sa créance à la somme de 1 402,86 euros au 03 juin 2024.
Madame [Z] [K] a comparu en personne. Elle n'a contesté ni la dette ni son montant ; elle a sollicité des délais de paiement et la suspension de la clause résolutoire en déclarant qu'elle allait retravailler en tant qu'infirmière ;
La bailleresse s'est opposée à l'octroi de délais de paiement et à la suspension de la clause résolutoire.
La décision a été mise en délibéré au 12 septembre 2024 par mise à disposition au greffe.
MOTIFS
DE LA DÉCISION : En vertu des dispositions de l'article 834 du Code de procédure civile, « dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend ». Aux termes de l'article 835 du Code de procédure civile, « le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection, dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire ». Sur la recevabilité de la demande de constatation de la résiliation En application de l'article 24 III de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, dans sa rédaction issue de la loi du 27 juillet 2023 entrée en vigueur le 29 juillet 2023, à peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence de l'huissier de justice au représentant de l'État dans le département, au moins six semaines avant l'audience. En l'espèce, il est établi que l'assignation en date du 16 avril 2024 a été dénoncée le 17 avril 2024 à la Préfecture des Bouches-du-Rhône soit six semaines au moins avant l'audience initiale du 26 juin 2024 ; Aux termes de l'article II de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, dans sa rédaction applicable en l'espèce, les bailleurs personnes morales autres qu'une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus ne peuvent faire délivrer, sous peine d'irrecevabilité de la demande, une assignation aux fins de constat de résiliation du bail avant l'expiration d'un délai de deux mois suivant la saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à l'article 7-2 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée. Cette saisine peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. En l'espèce, il est établi que la situation d'impayés a été signalée à la CCAPEX des Bouches-du-Rhône le 11 décembre 2023, soit plus de deux mois avant l'assignation du 16 avril 2024. Enfin la S.A IN'LI PACA justifie par l'acte de vente reçu le 09 novembre 2020 par Maître [J] [S] notaire à [Localité 3] être propriétaire du bien immobilier objet de la présente procédure et partant de sa qualité à agir ; Par conséquent la S.A IN'LI PACA est recevable en ses demandes. II - Sur le fond : Sur la résiliation du bail par l'effet de la clause résolutoire L'une des obligations essentielles du preneur d'un contrat de bail est celle du paiement des loyers aux termes convenus en application de l'article 7 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. En matière de bail, l'article 24 I de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, dans sa rédaction issue de la loi du 27 juillet 2023 entrée en vigueur le 29 juillet 2023, dispose que toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux. Ce délai était antérieurement de deux mois. L'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 est une disposition d'ordre public de protection. Le délai de deux mois ou de six semaines est un délai minimum donné au locataire pour régulariser la dette locative durant lequel les effets de clause résolutoire sont neutralisés. Par ailleurs, en application de l'article 1103 du code civil, anciennement 1134 du même code, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. En l'espèce, le bail conclu le 31 mars 2017 contient une clause résolutoire (article 15) laquelle prévoit qu'elle ne produit effet que deux mois après un commandement de payer resté infructueux. Un commandement visant cette clause a été signifié le 08 décembre 2023 pour la somme en principal de 2 034,54 euros en principal ; Le commandement de payer est demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu'il y a lieu de constater que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail sont réunies à la date du 08 février 2024 et que le bail à usage d'habitation liant les parties est résilié de plein droit à cette date les dispositions de la loi susvisée étant d'ordre public ; Sur la demande en paiement au titre de l'arriéré locatif Madame [Z] [K] est redevable des loyers impayés et charges jusqu'à la date de résiliation du bail. Par ailleurs, le maintien dans les lieux postérieurement à la date d'expiration du bail constitue une faute civile ouvrant droit à réparation en ce qu'elle cause un préjudice certain pour le propriétaire dont l'occupation indue de son bien l'a privé de sa jouissance. L'indemnité d'occupation, qui est également de nature compensatoire, constitue une dette de jouissance correspondant à la valeur équitable des locaux. Compte tenu du contrat antérieur et afin de préserver les intérêts du demandeur, il convient de fixer le montant de l'indemnité d'occupation mensuelle due de la date de résiliation du bail jusqu'à la libération effective des lieux au montant du loyer et charges qui auraient été dus si le bail s'était poursuivi, soit 814,22 euros au total ; La S.A IN'LI PACA fait la preuve de l'obligation dont elle se prévaut en produisant le bail signé, le commandement de payer visant la clause résolutoire, l'assignation délivrée en vue de l'audience et un décompte actualisé à la somme de 1 402,86 euros au 03 juin 2024. La créance n'étant pas sérieusement contestable à hauteur de 1 402,86 euros au 03 juin 2024, hors frais de procédure, Madame [Z] [K] sera condamnée à payer à la S.A IN'LI PACA, à titre provisionnel la somme de 1 402,86 euros représentant les loyers et charges impayés arrêtés au 03 juin 2024, échéance du mois de juin 2024 incluse, avec intérêts de droit à compter du prononcé de la présente décision. Sur l'octroi de délais de paiement au titre de l'arriéré locatif et la suspension de la clause résolutoire L'article 24 V de la loi 89-462 du 6 juillet 1989, tel que modifié par la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023, en vigueur à compter du 29 juillet 2023, permet au juge même d'office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l'article 1343-5 du code civil. La décision du juge suspend les procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d'intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge. En application de l'article 24 VII de la loi 89-462 du 6 juillet 1989, tel que modifié par la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023, en vigueur à compter du 29 juillet 2023, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues aux V et VI du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixées par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l'exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges. Si la locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet. En l'espèce, Madame [Z] [K] a sollicité des délais de paiement pour acquitter sa dette et la suspension de la clause résolutoire en déclarant être infirmière ; La bailleresse s'est opposée aux demandes de Madame [Z] [K]. En l'espèce, le décompte locatif produit aux débats par la S.A IN'LI PACA établit que la locataire a repris au jour de l'audience le paiement du loyer depuis plusieurs mois et que la dette a diminué ; De surcroît Madame [Z] [K] apparaît en capacité d'apurer la dette dans le délai légal précité en sus du paiement du loyer courant et des charges ; Compte tenu de ces éléments, de la qualité de la bailleresse et la reprise de paiement du loyer courant, Madame [Z] [K], des délais de paiement lui seront octroyés selon les modalités précisées au dispositif ci-après. Les effets de la clause résolutoire seront suspendus et si le moratoire est intégralement respecté en sus du paiement du loyer courant, la clause sera réputée ne pas avoir joué. A défaut de paiement d'une échéance de l'arriéré à son terme ou du loyer courant à sa date d'exigibilité contractuelle, et quinze jours après l'envoi d'une simple mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception : · la clause résolutoire retrouvera son plein effet, · à défaut pour Madame [Z] [K] d'avoir volontairement libéré les lieux sis [Adresse 4] dans les deux mois de la délivrance d'un commandement de quitter les lieux, le bailleur sera autorisé à faire procéder à son expulsion et celle des occupants de son chef avec, si nécessaire, l'assistance de la force publique, · Madame [Z] [K], devenue occupante sans droit ni titre, sera condamnée à verser à la SA IN'LI PACA une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant des loyers et des charges, tel qu'il aurait été dû si le bail s'était poursuivi, soit 814,22 euros au total, jusqu'à la libération effective des lieux et remise des clés à la société bailleresse, · le solde de la dette deviendra immédiatement exigible. Aucune circonstance particulière de l'espèce ne justifie que le délai de deux mois prévu par les dispositions des articles L.412-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution soit réduit ou supprimé. Sur les demandes accessoires Madame [Z] [K] qui succombe supportera la charge des dépens par application de l'article 696 du Code de procédure civile, en ce compris le coût du commandement de payer déjà signifié et de l'assignation. L'équité eu égard à la position économique respective des parties ne commande pas de faire application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile au profit de la S.A IN'LI PACA qui sera déboutée de sa demande de ce chef. Il est rappelé qu'en application des articles 514 et 514-1 du Code de procédure civile, l'ordonnance de référé est exécutoire à titre provisoire.PAR CES MOTIFS
: Nous, Juge des contentieux de la protection, assistée du Greffier, statuant en référé, par ordonnance contradictoire, en premier ressort et prononcée par mise à disposition au greffe, Au principal, renvoyons les parties à se pourvoir ainsi qu'elles aviseront, mais dès à présent et par provision : DECLARONS la S.A IN'LI PACA venant aux droits de Monsieur [G] [F] recevable en ses demandes ; CONSTATONS que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire sont réunies au 08 février 2024 ; CONDAMNONS Madame [Z] [K] à payer à la S.A IN'LI PACA, venant aux droits de Monsieur [G] [F], à titre provisionnel la somme de 1 402,86 euros représentant les loyers et charges impayés arrêtés au 03 juin 2024, échéance du mois de juin 2024 incluse, avec intérêts de droit à compter du prononcé de la présente décision ; AUTORISONS Madame [Z] [K] à apurer la dette sur une durée de 36 mois par 35 mensualités successives de 39 euros, payables avant le 5 de chaque mois et pour la première fois, le 5 du mois suivant la signification de la présente décision, et jusqu'à extinction de la dette, la dernière mensualité étant majorée du solde de la dette et des intérêts, RAPPELONS que ces sommes sont à verser en plus des loyers et des charges courants à leur date d'exigibilité ; SUSPENDONS les effets de la clause résolutoire pendant l'exécution des délais accordés ; DISONS que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n'avoir jamais été acquise ; DISONS qu'à défaut de paiement d'une seule des mensualités à son terme ou du loyer et charges courants à leur échéance : · la clause résolutoire retrouvera son plein effet, · à défaut pour Madame [Z] [K] d'avoir volontairement libéré les lieux sis [Adresse 4] dans les deux mois de la délivrance d'un commandement de quitter les lieux, le bailleur sera autorisé à faire procéder à son expulsion et celle de tous occupants de son chef avec, si nécessaire, l'assistance de la force publique, · Madame [Z] [K] sera condamnée à verser à la SA IN'LI PACA venant aux droits de Monsieur [G] [F] , une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges, tel qu'il aurait été dû si le bail s'était poursuivi, soit 814,22 euros au total, jusqu'à la libération effective des lieux, · le solde de la dette deviendra immédiatement exigible. RAPPELONS en outre que, nonobstant toute décision d'expulsion passée en force de chose jugée, il doit être sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu'au 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l'unité et les besoins de la famille ; DEBOUTONS la S.A IN'LI PACA venant aux droits de Monsieur [G] [F] de sa demande au titre des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile ; CONDAMNONS Madame [Z] [K] aux dépens en ce compris le coût du commandement de payer déjà signifié et de l'assignation ; REJETONS toute autre demande différente, plus ample ou contraire ; RAPPELONS que la présente ordonnance est assortie de plein droit de l'exécution provisoire. Ainsi ordonné et prononcé les jour, mois et an que dessus par sa mise à disposition au greffe. LA GREFFIERE LA VICE-PRESIDENTECommentaires sur cette affaire
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